Quand « vœux » riment avec « adieux ».
Jeudi 30 janvier 2025, Yannick Moreau, maire des Sables-d’Olonne et président de l’agglomération, a présenté ses vœux à la population. Les derniers d’une carrière politique de 17 ans. L’élu de 49 ans avait en effet annoncé, début janvier, sa décision de se retirer de la vie politique au cours de l’année 2025.
Ces vœux prenaient donc une dimension singulière, d’autant plus que le cadre de l’Arena Stadium, point d’orgue du mandat, qui a été choisi pour cette cérémonie.
L’Arena et la retraite politique annoncée de Yannick Moreau ont donc occupé la majeure partie de son discours. Ce qu’il faut en retenir.
Armel Pécheul, l’homme discret
Impossible de procéder à la cérémonie sans saluer la mémoire d’Armel Pécheul, premier adjoint, décédé quelques jours plus tôt. Yannick Moreau lui a rendu hommage, pointant une action et un héritage à la hauteur de sa discrétion : » Il est plus beau d’éclairer que de briller seulement », a-t-il résumé en citant Saint-Thomas d’Aquin.
L’Arena, « temple de l’énergie sablaise »
Ces vœux ont donné l’occasion aux nombreux Sablais présents de découvrir les installations de l’Arena en cours d’achèvement. Un projet de longue date, qui a accompagné durant de nombreuses années le Conseil d’agglomération. Son achèvement en 2025, « histoire d’un vœu réalisé », est le point d’orgue du dernier mandat de Yannick Moreau. La majeure partie des installations ouvriront au cours de l’été, l’Arena Théâtre devant être inauguré en 2026.
« Nous y sommes, l’Arena prend vie » : pour ces vœux, Yannick Moreau a frappé fort en annonçant une salve d’événements culturels et sportifs sur le site, vidéos de personnalités à l’appui. Gims, Zaho de Sagazan, Euroligue, MMA… La programmation se veut ambitieuse. Yannick Moreau l’assume et le revendique.
Ce « temple de l’énergie sablaise » sera « un lieu pour nous élever au-dessus de nos vies quotidiennes ». Et pour lui, la rentabilité de l’équipement ne fait aucun doute.
Ulysse plutôt que Jupiter
Au-delà de l’Arena, Yannick Moreau a vanté l’action de la ville et de l’agglomération des Sables-d’Olonne dans ses différents aspects : transports, assainissement, défense contre la mer, etc. L’occasion d’opposer le fonctionnement vertueux d’une collectivité locale aux vicissitudes de la politique nationale et d’un État dépensier.
« À la figure de Jupiter, je préfère celle d’Ulysse. »
« C’est parce que tout va bien que je peux partir »
Et puis, évidemment, il y a le départ. « Il y a la vie aussi. »
Le maire des Sables-d’Olonne s’est attardé sur les rumeurs nées de sa décision de quitter la vie politique. Des caisses vides ? « La cour des comptes a validé nos finances. » Des ambitions politiques ? « Elles sont déjà satisfaites. » Des problèmes de santé ? Yannick Moreau s’en amuse, évoquant quelques symptômes particuliers : « du sang salé », « un double cœur », le « besoin de prendre le large. »
« Je suis en pleine forme et Les Sables-d’Olonne sont en pleine forme. »
Et ce sont justement ces deux constats qui l’auraient autorisé à partir.
« Merci pour ces 17 années »
« Les Sables-d’Olonne, plus qu’une ville, c’est une terre à aimer », a poursuivi Yannick Moreau.
Les derniers mots de son discours ont été consacrés au passé en saluant l’héritage de son mentor, Philippe de Villiers, mais aussi à l’avenir en prenant l’exemple de la jeune Violette Dorange, « incarnation du rêve que l’on accomplit ». Un « accueil historique » lui serait réservé à son retour du Vendée Globe.
Ils ont aussi été consacrés, avec des trémolos dans la voix, à des remerciements appuyés à son épouse, sa famille, ses équipes et aux Sablais.
« Merci pour ces 17 années. »
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