ET VOILA LE DEUXIEME TITRE DE L’ÉRE GALTHIE ! Poussé dans ses retranchements par l’Ecosse, le XV de France s’est imposé 35-16 au Stade de France, remportant ainsi le Tournoi des 6 Nations 2025. Si sa défense a été trouée à plusieurs reprises, les Bleus ont pu compter sur le 8e essai de Bielle-Biarrey, l’abnégation de Lucu et l’apport royal de son banc. Bravo Messieurs, un tel Tournoi on en redemande, même si le Grand Chelem a été raté.
Ce qui nous a plu
- L’entame féroce des Bleus
Un bouchon monumental d’entrée de Penaud, un contre en touche de Flament, un grattage d’Atonio, des plaquages saignants, un maul ravageur : l’émotion et l’enjeu n’ont pas pris le dessus sur la détermination du XV de France. L’entame a même démontré toute la faim de ces Bleus avides de décrocher un titre qui les fuit depuis 2022.
- Bielle-Biarrey, encore et toujours décisif
Louis Bielle-Biarrey est phénoménal. À 21 ans, il a déjà tout d’un très grand, et c’est lui qui, à l’issue d’un sprint dont il a le secret, a donné un grand bol d’air au XV de France en marquant à la 43e minute, alors que l’Ecosse était très pressante. Au passage, le Bordelais a inscrit son 8e essai dans le Tournoi, devenant le meilleur marqueur sur une édition (8). Fort.
- L’engagement de Maxime Lucu
Remplacer Antoine Dupont est un poids. Et Maxime Lucu a montré qu’il était costaud. Très costaud même. En Irlande déjà, le n°9 de Bordeaux avait été saignant, signant 50 minutes magistrales. Face à l’Écosse, il a raté d’un rien un essai. Mais surtout, outre sa volonté de dynamiser chacune des sorties de balle tricolore, Lucu a été monumental dans l’engagement défensif, s’envoyant comme un dingue. Il finit avec un 11/11 en défense.
Fabien Galthié et son staff ont osé : un banc 7-1. En Irlande, cela avait fait mouche. Contre l’Écosse, idem. L’entrée en jeu des Baille, Marchand, Aldegheri, Meafou, Jelonch et Jegou a apporté une fraîcheur folle, matraquant physiquement une formation écossaise au rupteur devant. Un pari encore gagnant, et qui a largement contribué à faire pencher la balance.
Ce qui nous a déplu
- Le manque de maîtrise de Ramos et Mauvaka
Avec Andrew Carley, arbitre anglais intransigeant, le manque de maîtrise est très vite sanctionné. Et dans un tel match à enjeu, le moindre geste non maîtrisé, que ce soit au sol, en l’air, ou d’énervement, est fortement réprimandé. Après 21 minutes de jeu, alors que Grégory Alldritt venait d’effectuer un grattage salvateur devant sa ligne, Thomas Ramos a alors poussé Ben White. Et derrière, Peato Mauvaka s’est laissé aller avec un geste d’énervement, qui lui a valu un carton jaune. À ce niveau, ce n’est pas possible.
- Les trous défensifs en première mi-temps
Déjà identifiés contre l’Angleterre et l’Italie, les soucis défensifs du XV de France au centre du terrain, ont encore une fois été trop visibles face à l’Ecosse. Darcy Graham a profité d’un espace entre Guillard et Atonio pour marquer le premier essai du XV du Chardon. À la pause, les Bleus avaient été transpercés 3 fois, et principalement au centre. L’un des points noirs de ce Tournoi des 6 Nations.
Clément MAZELLA, envoyé spécial au Stade de France
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