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Ce projet d’éoliennes dans le sud Sarthe pourrait perturber le bon fonctionnement d’un radar de l’armée

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Le Parc éolien de Dissay-sous-Courcillon (Sarthe) a demandé ce vendredi 21 mars 2025 à la cour administrative d’appel de Nantes d’annuler l’arrêté préfectoral qui avait rejeté sa demande d’autorisation pour créer une infrastructure sur la commune.

Pour rappel, cette filiale du promoteur David Energies – basé à Angers (Maine-et-Loire) – et du groupe allemand RWE Renewables France – présidée par Joseph Fonio, membre du conseil d’administration du Syndicat des énergies renouvelables (SER) – avait sollicité en mai 2023 une autorisation pour faire sortir de terre ces quatre éoliennes de 185 mètres de haut.

Les éoliennes de 185 m de hauteur dans le sud Sarthe pourraient perturber un radar militaire

Le préfet de la Sarthe, Emmanuel Aubry, lui avait toutefois opposé un refus le 24 avril 2024.

Pour justifier sa décision, la préfecture de la Sarthe avait mis en avant plusieurs avis défavorables : la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) considérait que le projet menaçait la « sécurité aérienne » en raison de sa « proximité avec la plateforme ULM de Saint-Pierre-de-Chevillé (Sarthe) », le ministère des Armées estimait que les pales des éoliennes allaient entrer « dans le champ électromagnétique » du « radar militaire » de Cinq-Mars-la-Pile (Indre-et-Loire) et l’architecte des Bâtiments de France avait conclu à une « co-visibilité » avec des monuments historiques, dont le château de Courcillon et son parc.

Enfin, les éoliennes pourraient entraîner, selon les services de l’Etat, une « perte d’habitat » pour les chauves-souris.

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Des conclusions « précises » et « étayées »

La rapporteur public, un magistrat dont les avis sont souvent suivis par les juges, a donc proposé à la cour administrative d’appel de Nantes de confirmer l’arrêté préfectoral : le préfet était en situation de « compétence liée » avec les différents avis défavorables rendus. Les conclusions du ministère des Armées étaient en particulier « précises » et « étayées ».

L’avocate du Parc éolien de Dissay-sous-Courcillon a toutefois répliqué que le ministère des Armées ne démontrait pas qu’une « gêne significative » va être causée par les éoliennes : elles sont prévues à « 32 km » des installations militaires de Cinq-Mars-la-Pile.

L’avocate du parc éolien propose des « solutions »

Elle a par ailleurs proposé des « solutions » si une telle gêne venait à être avérée, notamment par la mise en place d’un « radar nouvelle génération ».

Concernant l’avis de la DGAC, les éoliennes seront « éloignées à plus de 2,5 km de la piste » d’ULM de Saint-Pierre-de-Chevillé.

La représentante du ministère des Armées a dit pour sa part « souscrire totalement aux conclusions du rapporteur public ».

Des pales trop hautes par rapport à la position du radar

« L’intervisibilité crée un effet de masque qui apparaît inacceptable pour l’armée au regard de sa mission de protéger la souveraineté des biens et des personnes » a-t-elle rappelé aux trois juges nantais.

Un lieutenant-colonel spécialisé a quant à lui insisté sur la « gêne occasionnée » notamment par « le relief », « la hauteur des pales » et « la position du radar ».

Le préfet de la Sarthe n’était pour sa part ni présent ni représenté à l’audience.


La cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt dans les prochaines semaines.

ED (PressPepper)



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