Un tiers des Français écoute des podcasts et ce plusieurs fois par semaine. « C’est vraiment un moyen de communication prisé pour sa flexibilité et en pleine expansion », note Réza Salami, adjoint au maire de Brest à la culture. La Ville se lance dans l’aventure avec Brest dans l’oreillette. « Il va nous permettre de présenter les Brestoises et les Brestois, leur culture immatérielle, l’architecture et ses aspects insolites, inattendus, qui font que lorsqu’on connaît cette ville, on ne peut que l’aimer. » Le but affiché est de nous rendre tous « fans » de Brest.
Des anecdotes, des lieus secrets…
Ce podcast est l’aboutissement d’une démarche initiée dès 2016 avec la création de Brest Life et Brest Libre. Par la suite, Brest a été labellisée Ville d’art et d’histoire en 2018. Ce nouveau média vient renforcer la palette et l’animer de manière plus ludique, « sans tomber dans des choses simplistes ».
Christine Berthou-Ballot, cheffe de projet Ville d’art et d’histoire, se réjouit de ce « pas de côté ». Brest dans l’oreillette entend révéler les dessous de l’art et des patrimoines de Brest. Tourné vers le passé mais l’avenir également. On pourra y entendre « des anecdotes méconnues, des souvenirs étonnants, aller dans des lieux encore secrets et des endroits incontournables ». Rencontrer « des passionnés et même des invités surprise ».
Les formats courts étant plébiscités par la population, leur durée sera de cinq à dix minutes. Un même sujet pourra nécessiter plusieurs épisodes. En réécoute, bien sûr, c’est le principe. Et une nouvelle diffusion tous les quinze jours.
De Pontaniou au manoir de Ker Stears
Le premier épisode, diffusé mercredi 2 avril, sera consacré à la prison de Pontaniou. Suivront la piscine Foch, les ateliers des Capucins, la tour Tanguy, l’hôtel de ville, les noms des stations de tram et BHNS, la botanique à Brest, l’abri Sadi Carnot, le manoir de Ker Stears…
La présentation, que l’on doit à Marion Watras, une experte du genre, est très agréable, fluide et rythmée. La signature sonore plonge immédiatement l’auditeur « dans une bulle ».
Brest dans l’oreillette ne sera pas un podcast institutionnel. « C’est difficile à travers une brochure d’exprimer par écrit le ressenti des Brestoises et des Brestois. La parole apporte cette richesse », ajoute Sophie Lessard, directrice du musée des Beaux-arts. Apprendre à connaître autrement participe de l’attractivité du territoire. « Il s’agit d’attirer, mais aussi de fidéliser, d’ancrer les publics déjà là et d’en faire des relais de l’état d’esprit de Brest », résume Sterenn Grall-Lavenir, directrice de la communication.
Dominique Cresson
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