Les gendarmes étaient intervenus le 31 août 2024, vers 20 h, chez une habitante de Haute-Goulaine pour des « violences commises par son compagnon alcoolisé » : le fils de cette femme placée sous curatelle et sa voisine leur avaient rapporté que cet homme l’avait « poussée », avait « tenté de l’étrangler » et avait fait « tomber le chariot du lave-vaisselle » sur elle.
Cette « ancienne prostituée » avait confirmé s’être « disputée » avec son compagnon de 48 ans, qu’il lui avait « saisi la mâchoire », l’avait « serrée fortement » et avait traité son garçon de « fils de p… ». Mais, devant le tribunal correctionnel de Nantes, elle a souhaité « retirer sa plainte » : elle « ne se sent pas en danger » avec ce compagnon qui a « changé » depuis les faits.
Ils avaient sortie des armes tranchantes
Le beau-fils du prévenu, alors âgé de 20 ans, était néanmoins « intervenu du haut de l’escalier avec une machette de 52 cm pour lui demander d’arrêter », a-t-il été rappelé lors de cette même audience. Et son beau-père aurait « saisi un couteau », raison pour laquelle il se serait « réfugié dans sa chambre puis sur le toit de la voisine », qui l’avait « recueilli »…
En garde à vue, le prévenu avait reconnu avoir donné « un coup de pied dans le lave-vaisselle » mais « sans volonté de blesser » sa compagne. Pour le reste, il avait nié les autres « violences ».
S’il est sorti par la fenêtre ce n’est pas moi qui l’ai poussé, c’est lui qui m’a menacé.
Le prévenu conteste les faits
La présidente du tribunal, habituée à voir « tous les jours » des gens « qui contestent les évidences », n’a pas été convaincue : un examen médical réalisé sur la victime avait conclu à cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT) en raison d’un « hématome sur le pied » et de plusieurs « éléments psychiques évocateurs ».
La relation amoureuse était en réalité « compliquée » entre cette « ancienne prostituée » et le meunier qui « ne supportait pas » ce passé. Lui avait pourtant un certain « passé » judiciaire : il avait déjà été condamné cinq fois, notamment pour un « trafic de cannabis », des « infractions routières », des « menaces » et des violences conjugales.
Quatre mois de prison
Dans ces conditions, la procureure de la République avait demandé au tribunal de « tenir compte des antécédents judiciaires » du prévenu et de ses « violences particulièrement choquantes ». La magistrate avait requis quatre mois de prison ferme et huit autres avec sursis probatoire pendant dix-huit mois. Elle voulait que la peine soit assortie d’obligations de travail, de soins en addictologie pour l’alcool et de peines complémentaires d’inéligibilité et d’interdiction de porter une arme soumise à autorisation administrative pendant trois ans.
Il a finalement écopé de quatre mois de prison ferme, sous forme de détention domiciliaire sous surveillance électronique (DDSE), l’autre nom du bracelet électronique. Le condamné sera par ailleurs inéligible un an.
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