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Boxe. Le Cotentinois Romain Lehot à la conquête du titre de champion de France

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Romain Lehot dispute ce samedi 15 mars 2025 à Caen (Calvados) son premier championnat de France, dans la catégorie des super mi-moyens (entre 66,678 kg et 69,853 kg), face à Victor Yoka.

Voici cinq choses à savoir sur le boxeur de 24 ans, originaire de Saint-Georges-de-Bohon, commune déléguée de Carentan-les-Marais (Manche).

« J’ai toujours connu les salles de boxe »

Romain Lehot a pris sa première licence sportive… en football à l’âge de 6 ans. « J’en ai fait une seule saison, au club de Carentan, mais je me suis vite rendu compte que je n’étais pas bon ! », se marre-t-il aujourd’hui.

Un an plus tard, il se met à la boxe, pour suivre les traces de son frère Matthieu, de neuf ans son aîné. « Il avait commencé avant que je sois né. Du coup, j’ai toujours connu les salles de boxe. »

C’est au BC Saint-Lois, le club le plus proche, que les deux frangins font leurs armes. Puis le prometteur Matthieu rejoint Rouen et la structure de Salem Hamraoui afin de poursuivre sa progression. « Je l’ai suivi, mes parents m’emmenaient là-bas une à deux fois par semaine pour que je m’entraîne », raconte Romain.

L’année suivante, en 2010, son père, Jean-Louis, fonde le Noble Art de Carentan. Le gamin de 10 ans y prend logiquement sa licence, tout en continuant à faire des allers-retours à Rouen.

Il en profite aujourd’hui pour rendre hommage à ses parents, qui ont toujours été présents pour lui et son frère. « Je ne les remercierai jamais assez, pour tout ce qu’ils ont fait pour nous. »

Il rêvait de participer aux JO

Passé amateur en 2013, Romain Lehot récolte ensuite trois médailles (deux d’argent, une de bronze) aux championnats de France cadets et juniors.

Parallèlement, il intègre le Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive (Creps) de Nancy en 2016-2017.

À ce moment-là, le Bohonnais ne rêve pas forcément de devenir professionnel. « Ça n’a jamais vraiment été une ambition. Mon objectif était plutôt de participer aux Jeux olympiques, car j’étais en équipe de France. Pour cela, je devais faire 100 combats amateurs, ce qui était motivant. »

Mais le Covid est passé par là et a modifié ses plans. « Je ne pouvais plus m’entraîner, je n’étais plus dans les listes du ministère… Du coup, la décision de passer pro n’a pas été difficile à prendre, je n’avais pas trop le choix. Sinon, je serais resté amateur un ou deux ans de plus », confie le cadet des frères Lehot.

A-t-il des regrets aujourd’hui ? « Ça ne veut pas dire que j’aurais fait les JO, mais chez les jeunes, j’avais battu Makan Traoré, qui était aux Jeux de Paris l’an dernier… »

Il ne vit pas (encore) que de la boxe

Professionnel depuis 2021, Romain Lehot mène d’autres activités en parallèle. « Je suis éducateur sportif, au Noble Art de Carentan et chez des particuliers, et je suis correspondant de presse pour La Manche Libre. Je ne pourrais pas vivre que de la boxe aujourd’hui. »

Une victoire ce samedi soir lors du championnat de France pourrait changer la donne. « On touche plus d’argent sur des combats comme celui-là. C’est ce genre de palier qui peut me permettre de vivre davantage de la boxe. Mais je ne pense pas encore à l’après, je veux y aller étape par étape. »

Au-delà de l’aspect financier, le jeune homme de 24 ans, qui vit toujours chez ses parents, fait le métier avec le plus grand sérieux. « Pour être performant, on est obligé de faire attention à l’alimentation, au sommeil, etc. L’avantage, c’est que depuis l’âge de 7 ans, j’ai toujours eu ce rythme. Mon frère Matthieu m’a montré l’exemple. »

Il peut être titré, un an après son frère

Romain Lehot va disputer ce samedi soir son 14e combat chez les professionnels (11 victoires, 1 nul, 1 défaite jusqu’à présent). « Je suis dans les clous par rapport à mon plan de carrière, maintenant, je dois franchir cette étape. »

En cas de succès au Palais des sports de Caen, il imiterait Matthieu, qui s’était emparé de la ceinture nationale il y a un an presque jour pour jour.

« Deux frères champions de France, ce serait du jamais-vu dans la région et du rarement vu dans le pays », annonce le cadet, qui remettrait alors son titre en jeu et pourrait égaler son aîné, sacré aussi en 2018.

Il veut devenir champion d’Europe

Pas encore champion de France, Romain Lehot a déjà une autre ambition en tête. « Il n’y a jamais eu de champion d’Europe EBU dans la Manche, c’est un gros objectif que j’ai. »

Le Bohonnais a conscience qu’un combat pour une ceinture mondiale sera plus difficile à aller chercher. « Il faut avoir le niveau, mais aussi de l’argent et un promoteur. Un championnat d’Europe, je pense que c’est faisable, en tout cas j’ai les qualités pour. »

La première étape vers cet objectif à moyen terme, c’est ce samedi soir sur le ring caennais.

Un combat équilibré face à Victor Yoka

Ce championnat de France des super mi-moyens va mettre aux prises deux « frères de », Romain Lehot et Victor Yoka. Leurs deux aînés, le double champion de France Matthieu Lehot et le champion olympique 2016 Tony Yoka, seront présents au pied du ring. « J’ai eu la chance de rencontrer Tony par le passé, donc je ne serai pas particulièrement impressionné. Quant à Victor, je le connais un peu, on était en équipe de France ensemble », souligne le licencié au Noble Art de Carentan, qui s’attend à un duel équilibré. « J’ai plus d’expérience que lui chez les pros (13 combats), mais lui arrive invaincu (6 victoires), donc c’est difficile de dégager un favori. D’ailleurs, c’est assez partagé dans les pronostics. »

Romain Lehot se prépare pour ce championnat de France depuis la mi-décembre, à raison de trois séances quotidiennes le premier mois, puis deux ensuite. Il a été entraîné par son frère Matthieu et Jérôme Bachelet, tandis que Michel Hersent et Ludovic Maloisel ont géré sa préparation physique. Le tout sous l’œil avisé de son père Jean-Louis, qui joue le rôle de manager.



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