
La police de Bruxelles (Belgique) recherchait ce mercredi 5 février 2024 au moins deux hommes suspectés d’avoir tiré à l’arme de guerre aux abords d’une station de métro de la capitale belge, aux alentours de 6h, avant de s’enfuir dans les souterrains, selon des images de la chaîne RTBF. « À ce stade, il n’y a aucune indication de mobile terroriste à cette fusillade », a indiqué le parquet à la mi-journée. Il n’y a pas eu de blessé.
Deux hommes armés de fusils de type kalachnikov ont tiré vers une cible invisible
L’incident s’est donc produit vers 6h, dans le quartier de la gare du Midi, et a entraîné de fortes perturbations sur deux des quatre lignes du métro de Bruxelles, au niveau de la commune d’Anderlecht. Il n’y a pas eu de blessé.
Cette zone de Bruxelles sur la commune d’Anderlecht est considérée par les autorités régionales comme un des points chauds du trafic de drogue. Les images de vidéosurveillance diffusées sur les réseaux sociaux par la RTBF montrent deux hommes en blouson avec cagoule brandir des fusils de type kalachnikov, tirer vers une cible invisible, puis rebrousser chemin pour s’enfuir dans le métro.
Ils sont soupçonnés d’avoir emprunté un tunnel du métro dans leur fuite, d’où la suspension du trafic, qui se poursuivait à la mi-journée.
L’opération de recherches concerne « au moins » ces deux suspects, selon une source policière jointe par l’AFP. « Il est tout à fait probable que les suspects étaient plus que deux sur la scène de tirs », a dit cette source.
Plusieurs douilles retrouvées au niveau de la station de métro Clémenceau
La Stib, société exploitant les transports urbains de Bruxelles, a indiqué que le trafic sur les lignes 2 et 6 avait été interrompu sur « ordre de police » autour de la station Clémenceau. Selon le parquet, « plusieurs douilles ont été retrouvées sur place » et un périmètre de sécurité a été mis en place pour les besoins de l’enquête. Un expert balistique a été dépêché sur les lieux.
Les points chauds du trafic de drogue à Bruxelles sont une quinzaine de quartiers identifiés depuis 2024, où la coordination entre police, justice et services sociaux est censée être renforcée, sur fond d’augmentation des violences sur la voie publique liées à des règlements de comptes entre bandes rivales de narcotrafiquants.
Avec AFP
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