Laëtitia Mitaillé, 41 ans, domiciliée à Assérac (Loire-Atlantique), pratique la course à pied depuis 9 ans. « J’ai démarré suite à un pari entre collègues de travail. J’ai fait le Maré Trail de La Turballe et, sans l’avoir préparé, j’ai fait ma course et j’ai été sur le podium dans ma catégorie » précise-t-elle. Ce fut le déclic. « Avant, je n’étais que maman. Je devais penser à moi en tant que femme, je me suis lancé dans les courses. J’ai trouvé un équilibre à la fois du corps et de l’esprit ».
Six entraînements par semaine
En 2024, Laëtitia Mitaillé, qui est responsable du centre de vacances du Palandrin à Pénestin (Morbihan), a participé à 18 compétitions de cross et de trail.
Elle est montée 11 fois sur le podium, dont 8 fois en tant que vainqueur dans sa catégorie.
Pour arriver à ce résultat, les entraînements sont intenses, avec 6 séances par semaine, sur le temps du déjeuner, en alternant footing et fractionné court et long, environ 14 km, pendant 1 h 15.
Actuellement licenciée de l’Esco de Saint-André-des-Eaux, pratiquante de cross et de trial, elle a déjà participé 4 fois au championnat de France. En 2024, 260e sur 500, « en milieu de tableau, c’est plutôt satisfaisant » indique-t-elle.
« Ça se passe en famille »
Ce sont actuellement les phases de qualification, elle est championne départementale, avant d’obtenir le sésame pour participer aux championnats de France 2025, en catégorie Master.
« J’ai un rythme de vie très conditionné course à pied. Si je suis en vacances ailleurs, n’importe où, j’associe la découverte du lieu et la course. Ça se passe en famille », avec Johann Fouass, son conjoint et coach, également coureur à pied.
« J’arrive maintenant à bien gérer les phases de repos et de récupération, ce qui permet de faire des courses plus longues. »
Laëtitia Mitaillé aimerait participer à des courses mythiques, comme la Diagonale des Fous, sur l’île de La Réunion.
Projet en Afrique
Cet été, son objectif phare, c’est la 6000D, un trail de 69 km, en montagne, avec une partie de la course sur un glacier, puis, à l’automne, « un joli trail de 80 km pour ne pas s’ennuyer, dans le sud ».
Au-delà de ses activités sportives, Laëtitia est membres de l’association de Saint-Molf Opération Togo et ambassadrice du Bracelet rouge.
Laëtitia organise des cagnottes, en lien avec ses courses, pour Opération Togo, qui ont permis de construire une école.
Son action va se poursuivre, 15 jours cet automne en Afrique, pour l’accès des filles aux sports, avec « l’organisation d’un projet sportif solidaire qui promeut le sport, spécialement la course à pied pour les jeunes filles, avec un trail de 5 km ».
Le Bracelet rouge, dont elle est porteuse, a été créé avec des pompiers.
« C’est l’un des maillons de la chaîne de survie qui manquait en cas de problème. Le bracelet est porté au poignet gauche, là où on prend le pouls en cas d’intervention d’urgence sur la voie publique, lors d’épreuves sportives ou à domicile. »
Il est muni d’un QR code qui renvoie vers des données médicales essentielles, groupe sanguin, pathologies, allergies ou antécédents de santé. « Il permet de gagner un temps précieux, en ne refaisant pas des analyses avant des soins par exemple ».
Le Bracelet rouge : pas que pour les sportifs
Le Bracelet rouge s’adresse aux sportifs, motards ou cyclistes qui mettent le QR code sur le casque, mais aussi aux enfants ou aux aînés, à tous ceux qui le souhaitent, dans la vie quotidienne.

Laëtitia assure la promotion de ce moyen sur les réseaux sociaux ou lors de rencontres sportives. « Il s’agit d’une sensibilisation à la sécurité face à un risque augmenté dans le sport ».
Laëtitia Mitailé a reçu la médaille de la commune d’Assérac le 10 janvier 2025.
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