Déjà condamnée à plusieurs reprises par le passé, l’accusée s’en était en effet prise, ce 7 novembre 2023, une nouvelle fois, à une agent de la communauté de communes Sèvre et Loire, sur l’aire d’accueil des gens du voyage à Vallet, car elle trouvait qu’elle payait « l’eau et l’électricité trop cher » et voulait les avoir « gratuitement ».
Cette fonctionnaire décrite comme « patiente » et « proche de la communauté des gens du voyage » avait alors été « plaquée au mur », quand elle avait refusé d’accéder à ses demandes et s’était vu « tirer les cheveux » par cette femme de 32 ans qui ne s’est pas présentée à son audience au tribunal correctionnel de Nantes.
Si son mari ne l’avait pas arrêtée, cela aurait pu être plus grave.
« Injures quotidiennes »
Bien qu’habituée aux « injures quotidiennes », l’employée de la communauté de communes « n’a pas voulu laisser passer les violences physiques ». Elle « s’enferme » ainsi dans son bureau à chaque fois qu’elle voit la prévenue s’approcher d’elle. Une expertise médicale a confirmé son « anxiété », dont elle n’est « pas fière » et qui lui a valu trois jours d’arrêt.
La prévenue et les membres de sa famille sont aussi connus des gendarmes, comme en témoigne son casier judiciaire :
Ils sont décrits comme des personnes très agressives à l’égard des habitants, des commerçants et des agents du service public.
Devant les gendarmes, la prévenue avait pourtant nié les faits et certifié qu’elle « ne tape pas les gens comme ça ».
Six mois de prison ferme
Le tribunal correctionnel de Nantes s’est finalement rangé à l’avis du procureur de la République, qui avait aussi requis six mois de prison ferme pour cette femme qui « se moque du tribunal » en n’honorant pas sa convocation en justice.
Elle a aussi interdiction de revenir sur l’aire d’accueil des gens du voyage de Vallet et de recontacter sa victime pendant trois ans. Sur le plan civil, elle devra lui verser 1 500 € de dommages et intérêts.
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