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Au tribunal pour s’être battu avec son voisin « trop bruyant » le matin et avoir conduit ivre le soir

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Le feu couvait depuis un moment dans un immeuble proche du parc paysager de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), entre un habitant du premier étage et un du rez-de-chaussée. Jeudi 27 février 2025, le locataire d’en bas était à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, pour répondre de violences sur son voisin le 26 juillet 2024. Il a expliqué qu’au petit matin, il a reproché à « la victime » de faire trop de bruit  : « Il parlait extrêmement fort ». L’autre lui aurait alors répondu : « Attends, je descends ».

« Il m’a secoué comme un prunier »

Le prévenu, âgé de 49 ans, s’est aussitôt posté devant l’immeuble.

À la barre, il a déclaré :  » J’ai eu peur, j’ai dévalé le talus, il m’a agrippé, secoué comme un prunier, je me suis relevé et je lui ai mis un coup de poing ». Il précise : « C’est lui qui est venu à mon contact ».

La présidente répond :

« C’est lui qui a contacté les services de police. »

Le quadragénaire souligne qu’il avait des traces sur le visage pour lesquelles il a déposé une plainte qui n’a pas été retenue.

Sixième conduite en état d’ébriété

Le même jour, il a été contrôlé au volant de son véhicule avec près de 2 g par litre de sang.  

Il a reconnu avoir beaucoup bu au cours de la soirée, sachant qu’il conduisait sans permis, qu’il était en récidive puisqu’il a déjà été condamné le 13 mars 2020, et que sur ses sept condamnations de son casier judiciaire, six concernent des infractions routières dont cinq pour conduite en état d’ébriété.

Ce que la représentante du ministère public a fustigé :

« Est-il encore permis de conduire en ayant consommé de l’alcool, sachant le nombre de morts que cela occasionne sur les routes ? »

Elle a reconnu le « conflit indéniable » opposant les voisins, précisant que « les déclarations de la victime ont été constantes et corroborées ».  

Cependant, si l’avocate du mis en cause a admis qu’il n’y avait aucun problème en ce qui concerne la reconnaissance de la conduite en état d’ivresse, elle a fait remarquer que la dernière avait eu lieu en 2018, ce qui lui a valu la condamnation de mars 2020. En revanche, elle a détaillé les violences.

Depuis 2019, a expliqué Me Linda Fregona, « mon client a fait de nombreux courriers à Silène pour signaler les nuisances causées par son voisin. Ils sont passés devant un conciliateur en 2020… l’accalmie a été de courte durée « .

Elle a continué :

« Le 11 juillet, c’est lui qui a été agressé, il a déposé des mains courantes, rien n’a bougé ! »  

Elle a précisé que trois voisins ont témoigné des coups portés dans le sol, les cloisons par la victime, alors que personne ne se plaint du prévenu.

Bénéfice du doute

« Mon client n’a pas porté le premier coup. On a retenu la plainte du premier, pas celle du second, sachant qu’il y a deux versions, deux protagonistes dont l’un n’est pas là », a plaidé l’avocate de la défense. 

Le prévenu a été relaxé au bénéfice du doute pour les violences. 

Pour les infractions routières, il a été condamné à dix-huit mois de prison dont douze avec sursis probatoire (huit mois ferme requis)  avec une interdiction de conduire tout véhicule à moteur pendant six mois. Il devra se soigner et travailler ou suivre une formation.  



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