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attaque de policiers dans un camp de gens du voyage du Val-d’Oise, un homme condamné

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Enfermés dans leur voiture sur laquelle plusieurs individus étaient montés, tentant d’enfoncer le pare-brise et les vitres à coups de poing et de pied, les policiers avaient craint pour leur vie. En mai 2021, les trois fonctionnaires de police, deux hommes et une femme, avaient été victimes d’une violente agression dans un camp de gens du voyage à Herblay-sur-Seine (Val-d’Oise). « Leur professionnalisme et l’arrivée des renforts furent les seules raisons pour lesquelles cette soirée n’a pas fini en drame », témoigne, par la voix d’un représentant, le syndicat Alliance police nationale 95 à la suite de la condamnation de l’un des auteurs de cette attaque.

Interpellé dans la foulée de ces incidents et placé en détention provisoire dans le cadre d’une enquête ouverte pour tentative d’homicide sur les policiers, c’est finalement pour des faits de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique que le prévenu de 30 ans était jugé devant le tribunal correctionnel de Pontoise, vendredi 24 janvier 2025.

S’il s’est excusé au cours de son procès, il a en grande partie minimisé les accusations dont il faisait l’objet, assurant notamment ne pas s’être rendu compte qu’il s’attaquait à des policiers. Il a finalement été condamné à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis avec un placement sous bracelet électronique pour effectuer le reste de sa peine.

« Il ne faut pas qu’ils sortent du camp »

C’est ainsi libre qu’il a quitté la salle au terme de l’audience à laquelle seule la fonctionnaire de police attaquée s’est présentée. « Elle avait peur de venir », confie le syndicat Alliance police nationale 95 dont plusieurs membres se sont rendus au tribunal pour la soutenir. « Ça a été un moment très dur pour elle. Elle est toujours très choquée, se souvenant des mots qui ont été tenus cette nuit-là (par ses agresseurs, Ndlr) :  »il faut les tuer »,  »il ne faut pas qu’ils sortent du camp »,  »il faut se les faire » ». Ses deux autres collègues, qui avaient été rapidement mutés à la suite des faits, « ont préféré ne pas revivre ça », poursuit le syndicat Alliance.

Encerclés par une vingtaine d’individus

Leur cauchemar remonte à la nuit du vendredi 7 au samedi 8 mai 2021. Vers 3h30, une patrouille de police secours du commissariat d’Herblay-sur-Seine circule dans la ville lorsqu’elle aperçoit un véhicule, avec à bord deux femmes, faire demi-tour à leur vue. Les fonctionnaires les poursuivent jusqu’au camp du Trou poulet, un terrain occupé par la communauté des gens du voyage, où s’arrêtent la conductrice et sa passagère.

Les fonctionnaires descendent de leur voiture pour les contrôler, mais ils sont rapidement obligés de remonter et de s’enfermer alors qu’une vingtaine de membres du camp les encercle. Ces derniers s’acharnent sur le véhicule sérigraphié tentant par tous les moyens de l’ouvrir. Des traces de sang, consécutives à des blessures aux mains occasionnées par les coups portés, ayant ainsi été relevées sur le pare-brise et la carrosserie du véhicule.

Des traces de sang, consécutives à des blessures aux mains occasionnées par les coups portés, avaient été relevées sur le pare-brise et la carrosserie du véhicule. ©©Alliance police nationale 95

Un véritable déchaînement de violence au cours duquel les policiers sont menacés de mort à plusieurs reprises. Ils réussissent finalement à s’extirper en faisant usage de leur pistolet à impulsion électrique et de leurs lacrymogènes, mais également en ayant recours à des tirs de Lbd (lanceur de balle de défense) avant l’arrivée de renforts. Si seul un fonctionnaire a été légèrement blessé, tous ont été très choqués par cette agression.

« C’est un miracle qu’ils s’en soient sortis sans plus de blessures. On n’ose imaginer ce qu’il aurait pu arriver si les assaillants avaient réussi à ouvrir la voiture », soulignait un policier proche du dossier au lendemain des faits. « Ça aurait pu très mal se finir d’un côté comme de l’autre », confirme le représentant syndical d’Alliance à la suite de l’audience.

« Elle n’a jamais pu retrouver le terrain »

Ce dernier insiste sur le traumatisme vécu par ses collègues, notamment la fonctionnaire. « Elle avait été arrêtée durant 21 mois après cette attaque. Depuis, elle n’a jamais pu retrouver le terrain alors que c’est une policière très expérimentée », confie-t-il. Avant de conclure, en référence à la condamnation prononcée par le tribunal à l’encontre du prévenu, « elle, elle a été condamnée pour la vie ».



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