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Après le suicide de son fils, ce père se dévoue pour aider les autres face à la maladie psychique

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Dans « Cher papa, je suis parti faire un tour », publié à compte d’auteur en janvier 2025, Bessy Selk, ancien journaliste professionnel, revient sur le parcours de souffrance de son fils cadet Benoît.

Diagnostiqué schizophrène en 2012 à l’âge de 22 ans, il a quitté ce monde le 20 janvier 2015, en se postant sur une des voies ferrées de la gare d’Agen (Lot-et-Garonne), faisant face au train qui arrivait.

« Sortir de l’enfer »

« Il me disait souvent ‘ici, c’est l’enfer’. » Pour ce malade psychique, cet enfer, il était partout, parce qu’en lui…

Le seul moyen qu’il a trouvé pour se sortir de l’enfer, c’est ce qu’il a fait.

Bessy Selk

Aider les autres

Avec l’Unafam, Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques, ce père de famille a choisi d’aider les autres familles. Celles qui accompagnent un proche vivant avec des troubles psychiques.

Vidéos :

« La première fois que j’ai contacté l’association, c’était 3 ans avant que mon fils parte. Je cherchais une solution d’hébergement, un appartement adapté » se souvient Bessy Selk.

C’est en 2017 qu’il choisit de s’investir pleinement comme bénévole. « Au début, c’était un moyen de rester proche de Benoît. »

En aidant les autres, je m’aidais moi. Je restais avec mon fils.

Bessy Selk

Une écoute bienveillante

Pour toutes les familles vivant avec ce genre de patient, l’Unafam peut être un soutien de taille. « Elles peuvent appeler, tout le temps. Des fois, elles ont juste besoin de parler ».

« Quand un membre de sa famille souffre de troubles psychiques, l’aimer ne suffit pas. Pour l’accompagner, il faut vraiment une aide spécialisée ». En plus de l’écoute, les bénévoles dispensent aux familles de précieux conseils sur l’accès aux soins, les prestations sociales, l’hébergement, l’hospitalisation…

Les bénévoles sont formés pour entendre les problématiques de ces familles. « On a tous un proche malade, donc on est vraiment concerné… On sait ce qu’est le quotidien avec un malade psychique » explique Bessy Selk.

C’est une souffrance qu’on a du mal à analyser et comprendre parce qu’elle n’a pas de raison objective.

Bessy Selk

C’est aussi pour ça que Bessy a écrit ce livre, pour sensibiliser et aider toutes les familles confrontées à ce genre de troubles.

Un livre, 10 ans après le drame

« Ne partez pas, l’inspecteur va vous recevoir ». C’est par ces mots, prononcés au commissariat d’Agen le 20 janvier 2015 en fin de soirée que Bessy Selk a compris. Depuis l’après-midi, il cherche son fils de 25 ans, souffrant de schizophrénie. Ce dernier était parti marcher. Fait habituel. Mais ce qui ne l’était pas, c’était l’absence du traditionnel message « Cher papa, je suis allé faire un tour » et l’absence de message téléphonique, lui qui ne passait pas deux heures sans contacter son père.

Dans ce livre, je raconte tout…

Ce père endeuillé a mené l’enquête, réussi à consulter les dossiers médicaux, ceux de la police, contacté des témoins : « Je voulais tout savoir, j’en avais besoin ».

Il raconte aussi tout le parcours de vie de son fils tant aimé diagnostiqué tard. « A posteriori, on se dit qu’il y avait des signes… » explique Bessy Selk. « Benoît, il était intelligent, comme les autres. Mais à l’école il avait des résultats catastrophiques, il ne travaillait pas, il était isolé, sans copain… ».

Pour écrire son livre, il avait les souvenirs d’un côté. Mais Bessy Selk a aussi une manie tenace : « Je prends des notes, tout le temps. Je le faisais dans ma vie professionnelle, je le fais aussi dans ma vie personnelle ».

10 ans après le drame, il a décidé de réunir ces notes et de publier ce livre, en mémoire de Benoît, mais aussi pour ses frères, sa mère, lui… et toutes les familles confrontées aux troubles psychiques.

Le livre est disponible auprès de Bessy Selk au 06.62.02.58.12 ou par mail à [email protected] (libre participation au profit de l’Unafam 47). Unafam : 06 71 63 35 83



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