Le parquet posé, les paniers installés, les sièges agencés… Anova est en pleine mutation pour se transformer en une véritable salle de basket. Le parc des expositions d’Alençon accueille un match de Ligue 2 féminine, samedi 15 février à 20 h, entre l’USBD Alençon et l’USO Mondeville.
Homologué pour le sport en 2013
Le parc Anova a été homologué en 2013 pour accueillir des événements sportifs. Douze ans plus tard, le rêve devient réalité. « C’est un très beau projet. C’est la première fois que nous recevons du sport de haut niveau », s’impatiente Marc Aïvar, directeur d’Anova. Et ça ne sera que le début, trois autres matchs de l’USBDA étant déjà programmés au printemps. « Nous pouvons aussi accueillir autre chose que du basket. Il y a déjà eu un gala de boxe ici. »
La métamorphose d’Anova est le fruit d’un travail de préparation de « cinq à six mois », entamé dès l’annonce de la délocalisation de certaines rencontres du club de basket, domicilié au gymnase Louvrier.
C’est un gros travail logistique entre les panneaux, la sono, les lumières, le tableau des scores…
Le montage express de la salle a démarré mardi 11 février. Le parquet, flambant neuf, est fourni par une société de Rennes, Sequoia Flooring. « C’est le même prestataire que celui des matchs NBA à l’Arena à Paris », indique Marc Aïvar. Il a été réceptionné il y a quelques semaines et mis à plat avant sa pose. « On l’a monté en une journée. Ça se fait assez facilement. » Il doit être homologué par la fédération ce jeudi 13 février, en fin de journée.
Des « normes » à respecter
Outre le parquet, tout le matériel (tableau d’affichage, panneaux…) a été loué pour les quatre matchs. « Pour l’année prochaine, l’idée sera de tout acheter », révèle Joaquim Pueyo. Pour la saison 2025-2026, il est envisagé de déplacer toutes les rencontres à domicile de l’USBDA à Anova. Cette année, l’organisation d’un match coûte 29 939 € par match, dont 17 700 € de location de matériel.
Championnat professionnel oblige, il a fallu intégrer de nombreux points réglementaires pour être dans les clous. « Il y a des normes précises, notamment sur l’éclairage avec le taux d’homogénéité sur le sol, le taux de luminosité. » Et pour les vestiaires ? « Les joueuses seront dans les loges réservées aux artistes avec des modules démontables. »
La surface de jeu est bordée par une grande tribune de 2 000 places et de plusieurs centaines de chaises. Pas moins de 2 500 spectateurs sont attendus. De quoi dépayser les habitués de Louvrier, dont la capacité maximale avoisine les 600 personnes. « C’est exceptionnel ! C’est un record pour un match de Ligue 2 féminine », annonce Christophe Gandini, président de l’USBD Alençon. « On a réussi notre pari. J’espère que ce sera le premier d’une longue série. »

« Ça demande une grosse puissance de travail »
De leur côté, les joueuses locales ont découvert l’enceinte au cours d’un premier entraînement, mercredi 12 février, à trois jours de l’événement. « Toute la partie sportive est en place », notait le directeur d’Anova, en fin de journée. Place désormais aux détails techniques.
Il nous reste la conduite à travailler pour faire de ce match un show. Il s’agit des jeux de lumière, du son, avant le match, pendant, à la mi-temps… Il y a des surprises, on ne va pas tout dévoiler !
« Ça va être une belle fête ! On a tout préparé pour que les spectateurs en prennent plein les yeux », ajoute le président du club.
Dès le lendemain du match, huit à dix personnes s’attèleront en vitesse au démontage. « Le lundi, on basculera sur la préparation de la foire d’Alençon », justifie Marc Aïvar. « Ce match demande une grosse puissance de travail. Mais on peut s’appuyer sur les services de la collectivité. »
UBSD Alençon – USO Mondeville, samedi 15 février à 20 h. Ouverture des portes à 18 h 30, show de présentation à 19 h 30. Boutique et restauration sur place.
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