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Ancien ministre du budget, Alain Lambert est condamné pour trafic d’influence dans l’affaire GDE

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Pour la première fois, un ancien président du Département de l’Orne, est condamné par la justice. Ex-ministre délégué au Budget et ancien maire d’Alençon, Alain Lambert a été condamné par la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, ce mercredi 29 janvier 2025.

Alain Lambert était jugé dans le cadre du dossier GDE, cette société qui projetait d’installer un immense site d’enfouissement de déchets automobiles dans l’Orne, à Nonant-le-Pin, tout près du Haras du Pin.

La justice a condamné Alain Lambert à deux ans de prison avec sursis. ©Archives/Laurent Rebours

Une lourde peine

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la peine est lourde : Alain Lambert est condamné à deux ans de prison avec sursis pour trafic d’influence, et 100 000 euros d’amende. Il est aussi condamné à trois ans d’inéligibilité, même si, à 78 ans, sa vie politique est derrière lui.

Le tribunal n’a pas condamné l’ancien patron du Département à voir sa peine affichée sur l’enceinte du Conseil Départemental.

Cela aurait été une mise au pilori.

Cyril Fergon, avocat d’Alain Lambert
Vidéos :

Alain Pelleray condamné

Également poursuivi, Alain Pelleray, ancien directeur de cabinet d’Alain Lambert, est reconnu coupable par le tribunal de complicité de trafic d’influence. Il est condamné à un an de prison de avec sursis, et 50 000 euros d’amende. Il sera inéligible pendant trois ans également.

L’actuel directeur de cabinet de Christophe de Balorre a été relaxé des faits de trafic d’influence, et n’est pas frappé par une interdiction d’exercer ses fonctions.

Il est donc possible qu’après cette condamnation, Alain Pelleray poursuive son travail au sein du Conseil Départemental de l’Orne. Le PNF (Parquet National Financier) avait requis l’interdiction d’exercer ses fonctions.

Vers un appel ?

Alain Pelleray et son avocat, Me Guillaume Chesnot.
Alain Pelleray et son avocat, Me Guillaume Chesnot, lors du procès à Paris. ©Sylvie Fagnart

Les deux hommes ont dix jours pour interjeter appel de la décision.

Contacté, Maitre Fergon, conseil d’Alain Lambert indique que « l’idée est de se diriger vers un appel ». Mais l’état de santé et l’âge d’Alain Lambert pourraient jouer dans la balance. « Nous avons dix jours pour faire appel. Il est nécessaire de prendre le temps de la réflexion », avance Maitre Fergon, avocat d’Alain Lambert.



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