A la suite de l’agression du rabbin d’Orléans (Loiret) ce samedi 22 mars 2025, une enquête a été ouverte par la police judiciaire. En voici les premiers éléments, ainsi qu’un rappel des faits.
Une violente altercation
Alors qu’il rentrait chez lui avec son fils de neuf ans, le rabbin, vêtu d’un habit traditionnel distinctif de sa qualité d’autorité religieuse, est soudainement pris à parti par un individu, rue d’Illiers.
Celui-ci l’aborde en se filmant avec son téléphone, le questionne sur sa religion et se met en scène. Il montre les victimes en arrière-plan, profère des injures à caractère antisémite et crache dans leur direction.
Le rabbin s’approche alors du jeune homme pour le stopper mais il reçoit plusieurs coups au visage et se fait même mordre au niveau de l’omoplate. Tout se déroule sous les yeux et à proximité de l’enfant.
Un témoin parvient cependant à y mettre fin en s’interposant, provoquant ainsi la fuite de l’individu.
Un suspect récalcitrant
Le soir-même, un homme coïncidant avec la description physique et vestimentaire de l’agresseur, a été interpellé par les effectifs de la BAC et placé en garde à vue. D’après le communiqué du Tribunal d’Orléans, il aurait déclaré être âgé de 16 ans et de nationalité palestienne.
En outre, il serait impliqué dans pas moins de trois procédures judiciaires menées entre octobre et décembre 2024 pour trafic de stupéfiants, violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique à Marseille et vol aggravé sur Orléans.
Lors de chaque interpellation, l’homme aurait donné une identité différente. Dans un premier temps, il aurait également refusé d’effectuer les relevés signalétiques et prélèvements biologiques nécessaires, avant de finalement s’y soumettre.
Cette fois, il aurait notamment affirmé être de nationalité marocaine. Pour l’heure, « aucun élément ne permet de remettre en cause l’état de minorité qu’il déclare », peut-on lire dans le communiqué.
Concernant l’altercation, il nierait en être à l’origine et soutiendrait s’être défendu.
Le jugement ne saurait tarder
Le suspect a été déféré au parquet de la Ville ce lundi 24 mars 2025 et placé en détention provisoire.
Il sera jugé en avril 2025 lors d’une audience à huit clos pour « violences volontaires n’ayant pas entraîné d’incapacité totale de travail supérieure à huit jours commises en raison de l’appartenance ou de la non appartenance, réelle ou supposée, de la victime à une religion ».
Il est aussi poursuivi pour la même infraction avec « circonstance aggravante de commission sur un mineur âgé de moins de 15 ans », au regard des violences psychologiques subies par l’enfant de la victime.
Enfin, il est accusé d’avoir refusé de se soumettre aux relevés et prélèvements permettant d’établir son identité et pour usage de stupéfiants.
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