7 minutes. C’est le temps que Monique Olivier, l’ex-femme du tueur en série Michel Fourniret, est restée à la carrière de Tinchebray (Orne) dans le cadre d’une reconstitution criminelle organisée du mardi 21 au jeudi 23 janvier 2025 pour retrouver le corps de Lydie Logé.
Une visite éclair, mais dont la durée ne surprend pas cet habitant de la commune, qui tient à réagir en restant anonyme. « Évidemment qu’elle n’a pas reconnu les lieux, l’entrée actuelle n’existait pas il y a 30 ans et les carrières n’étaient pas du tout configurées comme aujourd’hui », explique celui qui réside non loin du site incriminé.
L’habitant évoque « un petit bois à l’abri des regards »
En effet, en 1993, date de la disparition de Lydie Logé dans son village de Saint-Christophe-le-Jajolet, seule une partie de la carrière était exploitée, accessible par un accès différent. « L’entrée se faisait de l’autre côté, mais maintenant ce chemin est sans issue », complète l’homme qui connaît bien les lieux pour habiter Tinchebray depuis 1976.
Il faut dire qu’en 1993, s’ils sont venus à Tinchebray, Michel Fourniret et Monique Olivier ne seraient sûrement pas passés par l’ancienne entrée, car il y avait plusieurs habitations tout autour.
Pour déposer un corps non loin de la carrière, -dont les plans avaient été retrouvés par les enquêteurs dans la cellule de Michel Fourniret- l’habitant évoque une seule possibilité.
« Il y a un petit bois qui surplombe la partie ancienne de la carrière. Là, le couple aurait pu jeter le corps de Lydie Logé dans le précipice, et à l’abri des regards. » Âgé de 78 ans, l’homme poursuit : « j’ai même prévenu les forces de l’ordre en conduisant l’un des enquêteurs à l’endroit dont je vous parle ».
Témoigner pour faire avancer l’enquête
Aujourd’hui très peu fréquenté, le petit bois évoqué était un lieu bien plus passant dans les années 90. « Il y a des employés qui se rendaient à la carrière par ici, et des jeunes du lycée tout proche venaient même s’y retrouver », témoigne l’habitante d’une maison située tout proche, interrogée par L’Orne Combattante/actu.fr.
À l’époque, je n’habitais pas ici, mais je sais qu’en voiture, il était possible de traverser le bois jusqu’au précipice. Maintenant, faute d’entretien, ce n’est plus possible.
La présence de cette maison aurait-elle pu empêcher la venue du couple Fourniret-Olivier ? « Non, parce qu’à l’époque, le bois s’étendait jusqu’à la route, alors le véhicule pouvait passer sans se faire repérer », affirme l’habitant qui espère que l’enquête Lydie Logé avance.
« Si je témoigne aujourd’hui, ce n’est pas par plaisir, mais pour aider. La famille a besoin de retrouver le corps de cette femme. » Depuis le passage du convoi judiciaire le jeudi 23 janvier à Tinchebray, l’homme est exaspéré. « Pourquoi avoir emmené Monique Olivier à cet endroit de la carrière ? C’est une erreur grotesque. »
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