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Yvelines. Enceinte, alcoolisée et jalouse, elle poignarde son mari dans le dos



La future maman a beaucoup pleuré devant le tribunal de Versailles. Il y avait le chamboulement des hormones lié à 7 mois de grossesse, deux jours de détention provisoire et la gravité des faits.

À 25 ans, cette habitante de Mantes-la-Ville (Yvelines) était poursuivie pour avoir poignardé son compagnon dans le dos. Avec un couteau en céramique dont la lame s’est brisée sous la violence du coup.

Le 1er mars 2025, vers 1 h 20, c’est elle qui a appelé la police suite à une dispute conjugale. Les deux tourtereaux revenaient d’une soirée chez des amis. Lui avait bu de la bière et fumé du cannabis. Elle s’était enfilé quelques bières pour culminer à 1,3 gramme d’alcool dans le sang. Cela n’a pas facilité le mariage avec les médicaments qu’elle consomme pour réguler son humeur.

En arrivant, les fonctionnaires avaient découvert l’homme assis sur la marche devant la porte d’entrée. Elle se trouvait dans l’appartement, le couteau posé sur un plan de travail.

Elle a fouillé son téléphone… et trouvé

Pourquoi une telle colère ? La réponse s’écrit en huit lettres : jalousie. Elle a profité du sommeil dans son conjoint pour fouiller son téléphone portable. « On m’a dit, si tu cherches, tu trouves. Et j’ai trouvé », résume-t-elle. Elle a donc mis la main sur des messages entre son ami et d’autres femmes.

« Après, j’ai vu rouge. Lui allait et venait dans l’appartement alors que je voulais qu’il parte pour qu’on se calme chacun de notre côté. Et puis ensuite, c’est le trou noir. Je ne me souviens plus de ce que j’ai fait », concède-t-elle face à ses juges.

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La jeune femme se livre.

« J’ai toujours attendu pour avoir un enfant. Je voulais un bon père. Je pensais que lui ne me ferait pas de mal comme mon père en a fait à ma mère. Il y a eu une accumulation… Je me suis sentie trahie. »

« Des risques pour le bébé »

À cet instant, une passe d’armes se joue entre le tribunal et la défense. Car la collégialité des magistrats s’inquiète de cette consommation excessive d’alcool « et des risques pour le bébé. »

L’avocate de la défense s’étonne, estimant que la discussion est plus liée à la morale qu’au droit. « Non. Il s’agit là d’un problème d’ivresse manifeste publique », précise l’un des juges. « Et sans parler des conséquences plus tard pour la société, s’il faut prendre en charge cet enfant en cas de conséquences pour sa santé. »

La prévenue se veut rassurante : « Dès que j’ai mon enfant avec moi, je vais tout arrêter et gagner en maturité. Je vais condamner toute violence dans mon avenir. »

En attendant, c’est elle qui a écopé de 12 mois de prison avec sursis, une obligation de soin et une interdiction de contact avec la victime. Le tout pendant 3 ans.




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