« Une ville pour les animaux« . Voilà le nom du classement que vient de publier l’association L214, comparant ainsi les grandes municipalités françaises. « 13 villes atteignent au moins 50 % des objectifs de notre charte visant à améliorer la condition animale en ville« , annonce l’association. Lille (Nord) est parmi elles, la plaçant en bonne position à ce comparatif.
Classement « Une ville pour les animaux » : Lille en 5e position
La capitale des Flandres se classe ainsi à la cinquième place derrière Grenoble, Strasbourg, Lyon et Montpellier. « Notre classement confirme que des mesures simples et efficaces peuvent être mises en place par les municipalités pour améliorer la condition animale. Ces actions, visant notamment à réduire le nombre d’animaux tués pour l’alimentation, sont déjà mises en place par plusieurs villes pionnières dont Lille », souligne L214 dans un communiqué.
Évoluant depuis 2020, ce classement a pour but « d’encourager un maximum de villes à atteindre les 20 objectifs Une ville pour les animaux d’ici la fin du mandat en 2026 ». Ces mesures concernent non seulement la végétalisation, l’alimentation, mais aussi la prise en compte des animaux vivant en ville. Elles évaluent par exemple la mise en place d’une délégation municipale dédiée à la condition animale, la transparence des fourrières, ou encore la présence de critères de bien-être animal dans les marchés publics. D’autres mesures s’intéressent aux politiques de stérilisation des chats errants, aux alternatives à l’abattage des pigeons et à la promotion de l’adoption responsable des animaux.
L’association note notamment que Lille a proscrit le foie gras de ses réceptions officielles, rejoignant ainsi 14 autres villes ayant déjà adopté cette mesure depuis le début du mandat. « Lille a également intégré des objectifs de réduction de la consommation de chair animale dans ses documents stratégiques ».
Pour Erwin Goeller, chargé de la campagne Une ville pour les animaux, « le classement prouve que les propositions portées par L214 pour améliorer la condition animale sont réalistes et atteignables. Ces mesures ne restreignent aucune liberté, elles offrent au contraire des alternatives clés en main plus respectueuses des animaux, de la santé publique et de l’environnement. Nous appelons les pouvoirs publics à adopter des politiques permettant de réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour l’alimentation d’ici 2030 ».
Le classement complet peut être consulté sur le site politique-animaux.fr
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