Home Faits Divers Violences sur des passantes à Lisieux, dont deux mineures : sursis probatoire

Violences sur des passantes à Lisieux, dont deux mineures : sursis probatoire

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Un homme de 40 ans a comparu lundi 31 mars 2025 pour violence sur trois jeunes femmes dont deux mineures. « Une bande de filles comme on en rencontre maintenant. Identique aux garçons dans les scènes de violences », présumera son avocat. « Ce n’est pas parce qu’elles sont jeunes qu’elles sont respectueuses », a confirmé le prévenu.

Huit secondes

Mercredi 26 mars vers 20 heures, les trois amies se promènent dans la rue à Lisieux (Calvados) quand elles entendent des insultes et des cris provenant d’un abribus. Dès qu’elles arrivent sur place, un homme passablement alcoolisé se dirige vers l’aînée du groupe, qui lui a demandé ce qu’il s’est passé. Sans raison apparente, il l’attrape par le cou puis la fait chuter au sol.

L’une des jeunes femmes a filmé la scène d’étranglement, qui a duré 8 secondes. Elle dira aux enquêteurs avoir eu le sentiment que les yeux de son amie devenaient tout rouges. Après avoir brandi une bouteille en verre en direction des mineures, l’homme a lancé un coup de pied dans la hanche de l’une et un au bras de l’autre.

« Elles m’ont insulté »

Il est interpellé peu après alors qu’il se dirige à pied vers le centre-ville. Très alcoolisé, désorienté et excité – comme l’ont noté les policiers -, il refuse de souffler dans l’éthylotest. Il se bornera à leur déclarer : « Elles m’ont insulté les co..asses. »

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Ce qu’il confirmera face aux magistrats, avec un vocabulaire plus châtié. Le juge des libertés et de la détention qui l’a rencontré à l’issue de sa garde à vue a prononcé son placement en détention provisoire le 28 mars.

« Je ne les ai pas frappées, je ne suis pas neuneu ! »

Le prévenu

Comparaissant dans le box des prévenus, l’homme invoque la légitime défense et conteste avec virulence la version des faits telle que les a relatés la présidente. Grands gestes à l’appui, il dément avoir frappé les plaignantes dont les deux plus jeunes étaient, selon lui, tranquilles et en retrait « à la base ». Il reconnaît du bout des lèvres avoir saisi l’aînée par le cou « pour la canaliser » puis avoir porté un coup de pied à chacune des mineures « pour qu’elles [me] laissent tranquille ».

« Peu importent les mentions »

Afin de prouver sa bonne foi, il assure être quelqu’un de très correct et « clean » sur le plan judiciaire. « Vous avez 10 mentions au casier judiciaire », le reprend la présidente. « Peu importent les mentions » souffle-t-il. Il est à noter que la dernière remonte à 2018.

La représentante du ministère public ayant requis une peine de 6 mois de prison avec maintien en détention, le prévenu a salué la décision des juges d’assortir cette peine d’un sursis probatoire pendant 2 ans. Il a l’obligation de soins et de travail ou de formation.

Il lui est fait interdiction de porter ou détenir une arme pendant 5 ans. Il devra verser 300 € à l’aînée des victimes au titre de préjudice moral. Le quadragénaire a remercié chaleureusement son avocat et l’ensemble des magistrats avant de quitter la salle d’audience.



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