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VIDEO. Inspiré du Quidditch dans Harry Potter, ce nouveau sport est à découvrir à Toulouse


Au premier abord, cette nouvelle discipline pourrait faire sourire. Mais sur le terrain, les joueurs prennent les choses au sérieux. Des équipes se pressent autour de trois anneaux, le tout au rythme d’un souafle qui passe de main en main. Pour les mordus de la célèbre saga de J.K. Rowling, ce tableau vivant ne laisse plus de place au doute. C’est une vraie partie de Quidditch… pour « moldus » qui se joue au stade Sordelo sur les hauteurs de Pech David à Toulouse. Mais exit le mot Quidditch, on parle davantage de quadball. Un sport qui attire la curiosité dans la Ville rose, notamment chez les étudiants. Main droite au-dessus du balai ! Que le match commence !

Souafle, cognard… et vif d’or !

Au risque de faire des déçus, pas de Nimbus 2000 livré par chouette express. Ce qui remplace le balai, c’est un tube de PVC d’environ un mètre de long, appelé « stick ». Plus pratique, certes, mais il crée néanmoins un handicap.

Nabil, joueur au Toulouse Quidditch, enfourche son « stick ». (©Marie Lamarque / Actu Toulouse)

Pas d’autre choix que de réceptionner les balles à une main, ce qui demande une certaine dextérité. « Voilà pourquoi on utilise un ballon de volley-ball légèrement dégonflé en guise de souafle, c’est plus simple à attraper », souligne Nabil, 31 ans, l’un des plus anciens membres de l’association Toulouse Quidditch. Elle compte aujourd’hui près d’une trentaine de joueurs. « L’équipe existe depuis 2011. »

À l’instar de ce que l’on retrouve dans l’univers magique du petit sorcier, les joueurs utilisent des cognards, des ballons de type balle au prisonnier, mais aussi le fameux vif d’or convoité par les attrapeurs ! Dans le monde des moldus, il ne vole pas seul sur le terrain pour narguer les joueurs. Il est remplacé par une balle de tennis placée dans une chaussette, elle-même accrochée au short jaune du porteur de vif, un arbitre neutre. L’objectif ? Parvenir à s’en emparer !

Poursuiveurs, batteurs, attrapeur…

Au sein des équipes, sept joueurs sont répartis sur quatre postes :

  • les trois poursuiveurs (coiffés d’un bandeau blanc) et un gardien (coiffé d’un bandeau vert) dont l’objectif est de marquer des buts (dans les anneaux) avec le souafle ;
  • les deux batteurs (coiffés d’un bandeau noir), placés de chaque côté du terrain, qui doivent toucher l’adversaire à l’aide des cognards, dans les mêmes règles qu’à la balle au prisonnier. « C’est un poste stratégique qui rend le jeu unique », explique Nabil ;
  • un attrapeur (coiffé d’un bandeau jaune) qui doit se saisir du précieux vif d’or et qui rentre sur le terrain à la 20ᵉ minute. « Le porteur de vif doit se défendre du mieux possible. Il peut se déplacer où il veut, mais il a l’obligation d’être impartial. »
Pour gagner des points, il faut attraper le vif d’or ou mettre des buts à travers les anneaux. (©Marie Lamarque / Actu Toulouse)

Stratégie, esprit d’équipe et cardio

Les règles « changent tous les deux ans environ, souligne Nabil. Toutes les cinq minutes de jeu, on a des handicaps en plus : on ne peut se défendre qu’à une seule main, on doit rester sur une ligne… Et c’est cumulatif ». 

Stratégie, esprit d’équipe, le quadball fait aussi bien transpirer ! « Le poste le plus cardio, c’est celui de l’attrapeur. Il a l’obligation de pourchasser le vif d’or jusqu’à la fin du match. »

Le quadball est loin d’être une discipline reposante. (©Marie Lamarque / Actu Toulouse)

Tout comme dans l’univers Harry Potter, la précieuse balle peut faire gagner son équipe. « Avant, ça mettait fin au match automatiquement. Depuis, il y a eu une nouvelle règle et il offre plus un avantage au niveau du score. »

Le mieux pour comprendre, c’est de « venir jouer », conseille l’équipe de Toulouse.

Un sport ouvert à tous

Car le quadball est une discipline ouverte à tous. « C’est l’un des rares sports de contact, sinon le seul, qui soit aussi mixte. Il se veut très inclusif, ouvert aux personnes non binaires. On veut être une ‘safe place’ », souligne Nabil. 

Le quadball, un sport de contact, ouvert à tous. (©Marie Lamarque / Actu Toulouse)

Voilà 10 ans que le Toulousain pratique la discipline. « J’étais encore étudiant à l’époque et j’en avais entendu parler. Je savais que ça existait aux États-Unis. Et en allant au TGS [Toulouse Game Show, NDLR], j’ai vu le stand qui était dédié à l’association et je suis allé en entraînement », souligne-t-il.

« C’est un peu comme une famille »

Le quadball a tout pour plaire aux fans de Harry Potter… mais pas que ! C’est grâce à une amie amoureuse de l’univers qu’Ina, 28 ans, aujourd’hui présidente de l’association, a découvert ce sport. « On s’est dit qu’on allait tester. J’ai trouvé ça fun et je suis restée », raconte-t-elle.

« J’ai l’impression que c’est un peu comme une famille. À la base, je ne voulais pas y rester longtemps et ça fait dix ans maintenant. J’aime beaucoup ce sport », témoigne Yamina, 30 ans, poursuiveuse.

« Ça permet aux étudiants qui arrivent à Toulouse de faire du sport et de s’intégrer. Vraiment, il y a une bonne ambiance », ajoute Antoine.

Toulouse Quidditch recrute

À Toulouse, deux équipes participent à des compétitions, très symboliquement baptisées Ariane et Minotaure. Ce dimanche-là, elles se préparaient pour la Coupe d’Europe des clubs, en D1 et D2. Sur les maillots, violets bien évidemment, le logo de l’association : la croix occitane, deux balais croisés et le vif d’or.

Le maillot de l’équipe de Toulouse. (©Marie Lamarque / Actu Toulouse)

Vous vous sentez l’âme d’un batteur, d’un poursuiveur… ou d’un attrapeur ? Qui sait, on a peut-être « ça dans le sang » ! Le Toulouse Quidditch recrute lors de ses entraînements le jeudi de 19h à 20h30, et le dimanche de 15h à 17h, au terrain de rugby des Argoulets à Toulouse.


Infos pratiques
Le Toulouse Quidditch est sur Facebook et Instagram.
Contact par mail à [email protected]





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