Sur le réseau social Instagram, il se présente comme l’artiste français le plus vendu dans le monde en 2021. D’anonyme vendeur de matelas à « petit prince de l’art contemporain » faisant la Une des magazines spécialisés, Vincent Faudemer a connu une ascension fulgurante.
L’homme de 38 ans, originaire de Caen (Calvados), s’est fait connaître à partir de 2018 en créant Babolex : une statue chromée d’éléphant inspirée de Babar®, munie d’une montre de marque Rolex®. Il a ensuite décliné ce concept en une multitude de projets : cartes à collectionner, œuvres d’art numériques (NFT), jeu vidéo…
Mais aujourd’hui, le trentenaire fait surtout parler de lui dans la chronique judiciaire. Il se trouve dans le viseur d’au moins cinq plaintes pour escroquerie. D’après le Collectif d’aide aux victimes d’influenceurs (AVI) qui soutient ces procédures, plus de 300 clients s’estiment lésés. Leurs préjudices cumulés dépasseraient les 800 000 euros. La répression des fraudes enquête.
• Notre enquête en vidéo :
Comment en est-on arrivé là ? Voici l’incroyable histoire de Vincent Faudemer et de ses Babolex. Une enquête en trois épisodes, où il est question notamment de la famille Kardashian, du rappeur Snoop Dogg ou encore du footballeur Djibril Cissé. L’accès aux articles ci-dessous est réservé aux abonnés d’actu.fr.
- Chapitre 1 : comment Vincent Faudemer a berné les journalistes. Articles de presse, émissions de radios, TV… L’artiste caennais a parlé de ses Babolex un peu partout, à la fin des années 2010, en racontant avoir conquis des stars du monde entier avec ses sculptures. Mais cette success story est romancée, voire complètement bidon.
- Chapitre 2 : « petit prince » ou « Pinocchio » de l’art contemporain ? Grâce à sa nouvelle notoriété et en rendant son art accessible à tous, l’homme aux Babolex a séduit une clientèle nombreuse. Certains ont dépensé des milliers d’euros, appâtés par d’alléchantes promesses qui n’ont, pour la plupart, pas été tenues à ce jour.
- Chapitre 3 : artiste ou businessman de l’arnaque ? Ses prestataires témoignent. Pour concevoir, dessiner et fabriquer ses œuvres, Vincent Faudemer a mis à contribution une myriade de collaborateurs. Plusieurs considèrent avoir été floués. Ils s’en ouvrent pour la première fois dans la presse.
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