Un homme de 47 ans a été jugé par le tribunal du Mans (Sarthe) lundi 17 mars 2025 pour avoir transporté, de la Pologne vers la France, plus d’une tonne de cigarettes de contrebande. Il avait été intercepté le 14 mars 2025.
Les douaniers arrêtent l’automobiliste sur l’A11
Ce jour-là, des agents des douanes ont remarqué, sur l’autoroute A11 dans le sens Est-Ouest, un utilitaire Renault Master suspect qu’ils ont décidé de contrôler. Le véhicule, qui faisait manifestement partie d’un convoi avec une voiture ouvreuse, a obtempéré et suivi les douaniers jusqu’à l’aire de péage de Saint-Saturnin, près du Mans.
« Tony » et « José Murhino »
Les agents des douanes ont découvert dans cette camionnette exactement 1 250 kilos de cigarettes de contrebande, soit près d’une tonne et demie, pour une valeur de 812 500 euros. Dans le véhicule, les douaniers ont également trouvé deux téléphones, qui indiquaient que le chauffeur polonais était en contact régulier avec deux personnes impliquées dans ce trafic, désignées comme « Tony » et « José Murhino ». Sa cargaison frauduleuse, en provenance de Pologne, avait pour destination Nantes.
Quinze jours plus tôt, les douaniers avaient déjà intercepté un véhicule « affrété » par la même organisation, transportant 800 kilos de cigarettes de contrebande également à destination de Nantes.
« Je rendais service »
Devant le tribunal, le prévenu, un homme grand, aux airs de cadre supérieur, a expliqué via son interprète qu’on lui avait remis le véhicule sans qu’il sache ce qu’il transportait.
« Ça aurait pu être des armes de guerre, monsieur », a remarqué la procureure.
« J’entends bien, je rendais service pour la première fois, ce n’est pas ma marchandise », a déclaré le chauffeur.
Évoquant un réseau agissant à l’échelle internationale, le représentant de l’administration des douanes a souligné que les contrebandiers utilisent les mêmes méthodes d’organisation et les mêmes outils que les narcotrafiquants. « Les saisies de tabac battent des records », a-t-il déclaré.
« Il n’est pas la tête du réseau »
« Le trafic de tabac constitue une véritable menace pour la société », a affirmé la procureure, précisant que l’objectif de ces réseaux est « d’inonder l’Ouest de la France de ces cigarettes ». Elle a requis une peine mixte de trois ans de prison, dont un an avec sursis et deux ans fermes avec maintien en détention.
« Il n’est pas la tête du réseau », a plaidé Me Annabelle Lefèvre, l’avocate du prévenu, avant d’ajouter : « Ce n’est pas la peine de mettre un coup de massue ».
Le prévenu a été condamné à une peine mixte de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis et 18 mois fermes.
Il est également interdit de séjour en France pendant dix ans.
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