Les candidatures s’enchaînent à Maisons-Laffitte (Yvelines), à un peu moins d’un an de l’échéance. C’est au tour de Valérie Singer de présenter la sienne en vue des élections municipales de mars 2026.
Conseillère municipale d’opposition depuis 2020, elle est entrée dans la politique locale en janvier 2017, en emboîtant le pas, à l’époque, du mouvement En Marche d’Emmanuel Macron. « Ça m’a attiré d’entendre quelque chose de nouveau, ça me plaisait beaucoup. C’est de dire que l’on peut prendre des bonnes idées partout et faire de la politique autrement, davantage avec les gens. »
Militante, elle s’engage ensuite en soutien de Yaël Braun-Pivet pour les législatives de juin 2017, qui finit par l’emporter face à Jacques Myard. Après une carrière dans différentes entreprises plus ou moins importantes, elle quitte tout quelques jours plus tard. « J’étais dans un entre-deux professionnel. J’avais le temps et j’ai proposé mes services à Yaël, qui au moment d’étoffer son équipe en étant présidente de la commission des lois m’a prise. » Depuis 8 ans désormais, elle est donc collaboratrice parlementaire.
« Ça me plaît beaucoup. Et j’ai vite pensé à m’engager dans un mandat local. Je me suis rendu compte que c’est au plus près des gens que l’on peut agir. C’est le fondement de mon engagement avec l’objectif d’améliorer le quotidien des gens. »
Des actions concrètes
Maisons-Laffitte, c’est sa « ville de cœur ». Arrivée en 1973, elle est notamment passée par l’école Colbert et le collège Le Prieuré. Son cadre, son charme, elle l’apprécie toujours et n’en changerait pour rien au monde.
« C’est la ville où j’ai envie et où je peux faire des choses. C’est la ville où j’ai commencé mon engagement et c’est dans la continuité de 2017. Maire est le plus beau des mandats. On est au plus près des gens, où les actions sont concrètes. L’impact de ce qu’on fait est directement visible. »
« Prendre ses responsabilités »
Valérie Singer décide de se lancer aller maintenant probablement pour ne pas se faire griller la politesse dans un groupe municipal, « Tous pour Maisons-Laffitte », composée d’Anne Lavigne et Janick Géhin, toutes les deux têtes de listes en 2020.
« Cette alliance a bien fonctionné depuis 2020 dans l’opposition. On travaille très bien ensemble et c’est une fierté. Mais on n’arrivait pas à se mettre d’accord pour s’accorder sur une personne qui incarne le projet. J’ai donc pris mes responsabilités. Je ne voulais pas attendre octobre, je veux rassembler dès maintenant et constituer un programme. »
Elle dit vouloir présenter une liste qui incarne la société civile pour « privilégier le rassemblement » tout en gardant « un socle républicain ».
Deux grands axes
Valérie Singer souhaite proposer pour Maisons-Laffitte une « vision différente », un projet qui tranche avec l’actuel maire.
Le premier axe de sa campagne est de penser un aménagement urbain différent pour donner une autre place aux modes de déplacement.
« Il faut réduire l’emprise de la circulation automobile et permettre que les autres mobilités puissent se développer de manière plus sereine, avec pus de sécurité. Je veux transformer la ville progressivement et durablement tout en préservant son charme unique. Il faut prendre en compte les impacts du changement climatique. »
Son deuxième axe est de rendre la ville plus vivante et plus conviviale. « Dans les transformations qu’on amènera, il faut toujours prendre en compte l’humain. On a un cœur de ville très resserré autour de l’avenue de Longueuil. Il n’y a pas de continuité avec les autres quartiers. Il y a des points lumineux, les berges de Seine, les caves du nord, l’hippodrome, le marché… mais qui ne sont pas reliés. Il faut aussi rendre le centre-ville plus vert et plus apaisé. »
Elle souhaite aussi créer plus d’espaces publics où les « gens se retrouvent ». Pour elle, il y a une catégorie de population maltraitée dans la ville : les jeunes. « Ils ne restent pas à Maisons-Laffitte pour se divertir. Il y a les pelouses du parc et l’île de la Commune, mais ça manque de lieu et d’activités pour que les jeunes se retrouvent. Il faut faire plus pour la jeunesse. »
Enfin, concernant l’hippodrome, pour elle, le projet ne doit pas être focalisé sur la reprise des courses. « Il faut que le lieu dans son ensemble soit redévelopper. Il doit rester un lieu emblématique et préserver mais qui sert aux habitants et aux acteurs du cheval. »
Une grande consultation
D’un projet, elle souhaite désormais constituer un programme en concertation. « Il y aura une consultation très large des habitants. Le projet sera amené à évoluer, à s’enrichir. Je veux permettre que les gens se l’approprient avant qu’ils ne se prononcent dans l’urne. » Elle prévoit d’aller rapidement à la rencontre des Mansonniens en organisant des sessions d’échanges.
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