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une plainte pour attouchements sexuels sur une élève de 7 ans



Une maman a déposé plainte auprès de la gendarmerie de La Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), vendredi 7 mars 2025, pour des violences et attouchements sexuels commis sur sa fille de 7 ans, dans une école publique du Pays de Vitré. Sollicités, la direction de l’établissement, le rectorat et l’inspection académique n’ont souhaité faire de commentaire.

Selon la déposition de cette maman, que nous avons pu consulter, elle avait constaté, au début du mois de mars, des traces « de bleus dans le haut du dos, dans le bas du dos, derrière la cuisse et sur le bras » de sa fille, scolarisée en CE1.

Des violences qui auraient été commises par un autre élève de l’école, âgé de 6 ans et en classe de CP, « car elle ne voulait pas être amoureuse de lui ».

« Touchée en dessous du pantalon »

« En emmenant ma fille et une de ses copines au sport, sur le trajet, je l’entends dire à ma fille qu’il n’a pas fait que la taper, nous confie la maman. Sa copine m’avoue alors qu’il a dit à ma fille que « sa ch*tte était douce ». Ma fille a ensuite reconnu qu’il l’avait touchée en dessous du pantalon, qu’elle ne voulait pas. C’est une enfant de 7 ans ! »

« À ce moment-là, je suis dans un état second, presque ailleurs, se souvient-elle. J’explose et je demande des explications à l’école, parce que ma fille a été attouchée. »

La plainte est déposée en gendarmerie le vendredi matin, trois jours après.

Des difficultés depuis le début de l’année

La jeune élève – « dans son petit monde, qui fait facilement abstraction des choses » – aurait rencontré des difficultés depuis le début de cette année scolaire, surtout avec des garçons.

Des difficultés dont la maman aurait été mise au courant au mois de février, lors d’une réunion bilan avec l’enseignante de sa fille.

Sur les jours qui ont suivi la plainte, la direction de l’école aurait mis en place un système évitant à la jeune fille de CE1 d’être en contact avec le jeune auteur présumé des attouchements, sur les temps de pause.

« C’est une petite école, pas un château. Ma fille dit qu’elle l’a croisée plusieurs fois dans la cour, fustige sa maman. Il aurait dû y avoir des sanctions envers lui. Il aurait dû être viré de l’établissement. La direction de l’école m’a répondu qu’elle ne pouvait pas prendre cette décision tant que l’enquête est en cours. »

L’enfant a changé d’école

Face à la situation, la maman a pris la décision de changer sa fille et de la scolariser dans l’établissement privé de la commune, depuis lundi 17 mars.

« J’ai été contente de la retrouver avec le sourire. Elle mange mieux, elle dort mieux, se satisfait sa mère. Les premiers jours et les premières nuits ont été compliqués. Elle avait besoin d’une présence auprès d’elle. »

Deux semaines après les faits présumés, elle continue de militer pour des sanctions, et se désole que sa fille n’ait pas reçu la moindre excuse de l’auteur supposé ou de ses parents.

« Elle m’a confié qu’elle était triste de ne plus être avec ses copines, mais qu’elle était contente de plus le voir », retrace la maman.

Un rendez-vous téléphonique s’est déroulé, lundi 17 mars, avec l’inspection académique.

La jeune fille sera suivie par un ou une psychologue dans les semaines à venir.



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