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une peine de prison pour un homme de 23 ans



Le 8 octobre 2024, il est près de 23 heures lorsque les gendarmes de Bagnoles-de-l’Orne sont amenés à intervenir sur des violences conjugales à Athis-Val-de-Rouvre (Orne). À leur arrivée, ils vont se retrouver face à la victime et sa mère ainsi qu’un homme complètement hystérique sentant fortement l’alcool et tenant des propos répétitifs en hurlant.

Coup de pied dans le ventre

Un véhicule du Samu est également sur place, mais le personnel n’a pu examiner la jeune femme, son compagnon, les en empêchant.

Des premiers éléments, elle aurait reçu un coup de pied dans le ventre et présentait également des blessures au niveau des membres.

Le dépistage alcoolémique sur l’homme, à ce moment-là, est de 0,90 mg/l (soit 1,80 g/l de sang).

La jeune femme relate qu’elle était assise dans le canapé, elle ne pouvait pas se relever, car à chaque fois, il la repoussait. Parvenant à se relever, il lui aurait fait une balayette pour la faire tomber au sol sur le dos.

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Il demande à son chien de l’attaquer

Il la maintenait par le cou et lui a craché au visage à deux reprises. Elle est arrivée à s’échapper, mais il a demandé à son chien de l’attaquer, ce que l’animal a fait. Elle a été mordue et ses vêtements ont été déchirés.

Après avoir pu s’enfuir, elle a appelé au secours la maman de son compagnon avec l’espoir qu’elle pourrait calmer la situation, mais c’est l’inverse qui s’est produit. « Il est venu me mettre un coup de pied dans le ventre ». Une incapacité de cinq jours lui sera accordée.

Placé en garde à vue, il reconnaît les faits bien qu’il ne se souvienne pas de tout. Présenté à un juge des libertés et de la détention, il est placé sous contrôle judiciaire avec, comme mesure principale, l’interdiction d’entrer en contact avec sa victime ou de paraître à son domicile.

Entendre à nouveau les faits me fait bizarre. Alors, je peux comprendre ce que ma compagne peut ressentir aujourd’hui.

Le prévenu

Il maintient n’avoir que quelques souvenirs de cet épisode, mais reconnaît les faits qui lui sont reprochés.

« Comment pouvez-vous expliquer ces violences monsieur ? », interroge le président. « À une grosse partie due à l’alcool et à une partie due à mon éducation », reconnaît le prévenu.

Le 19 juin de la même année, il avait déjà cassé les vitres de la voiture de sa compagne, simplement parce qu’elle avait brisé accidentellement des bières qu’elle cachait dans sa voiture pour freiner sa consommation. Là encore, il reconnaît les faits et explique qu’encore une fois, il avait bu.

Déjà 9 condamnations inscrites à son casier

« Avez-vous conscience monsieur que votre entourage a peur de vous et que l’alcool est une problématique chez vous ? », lui demande le président. « Je peux le comprendre », répond simplement le prévenu.

Une femme en pleurs à la barre qui confie qu’elle veut aider son compagnon quoi qu’il ait fait. Si elle souhaite que l’interdiction de contact qui avait été prononcée soit levée, elle demande à ce que les obligions de soins soient maintenues.

C’est difficile de ne plus se parler, je ne veux pas le lâcher, je veux l’aider.

La victime

Sur le casier judiciaire de cet homme s’empilent déjà neuf condamnations avec déjà des faits de violence, d’outrage et de rébellion.

« Le nombre d’antécédents de cet homme avec des problématiques de violences est marquant », souligne le procureur de la République qui avoue avoir du mal à requérir une interdiction de contact face à deux adultes qui ne le souhaitent pas.

Prison sous bracelet électronique

En revanche, en répression, il a requis une peine de huit mois de prison avec une révocation partielle de son sursis à hauteur de deux mois avec les obligations de soins, de travail, de payer les sommes dues au trésor public et d’effectuer, à ses frais, un stage sur les violences au sein du couple et sexiste.

Une peine d’emprisonnement qui pourra être effectuée sous bracelet électronique.

Je suis désolé de ce qu’il s’est passé ce soir-là, ce que j’ai fait est grave. Je veux montrer à ma compagne que je ne suis plus le même homme.

Le prévenu

Le prévenu sera condamné à une peine de douze mois de prison dont six mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans outre la révocation partielle de son sursis à hauteur de deux mois avec les obligations de soins, de travail, de payer les sommes dues au trésor public et de suivre une prise en charge dans le cadre des CPCA (Centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales).



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