Une fois par mois, la rédaction du Démocrate vous propose de revenir sur un fait divers ou une affaire criminelle qui a marqué la région de Vernon (Eure).
Pour ce nouvel épisode, nous faisons un saut en 1947.
Les pompiers appelés à 8h30
Le samedi 1er mars 1947, il est 8h30 lorsque les pompiers sont avertis par la sirène pour un début d’incendie dans le quartier de Gamilly. Le feu s’est déclaré dans une maison du 16, rue de Normandie, dans un quartier résidentiel de la commune.
Le lieu est habité par une famille : les deux parents et leur fille de trois ans. « Chaque matin, les époux C. quittent leur domicile vers 7h30 pour se rendre à Bonnières où ils travaillent à l’usine Singer », peut-on lire dans l’article du Démocrate.
En leur absence, la fillette est gardée par une nourrice qui habite également à Vernon. Cette dernière a l’habitude d’arriver quelques minutes après le départ des parents, alors que l’enfant dort encore dans sa chambre.
Ce matin-là en arrivant, Mme P. constata qu’il y avait une fumée dense à l’intérieur de l’habitation.
Ni une ni deux, la nourrice prend son courage à deux mains et n’hésite pas à pénétrer dans la maison pour sauver l’enfant : « Elle pénétra, sans perdre son sang-froid, dans la chambre où reposait la petite. Bravant les flammes, elle arracha l’enfant du lit dont l’oreiller commençait à brûler. »
La fillette s’en sort finalement avec de légères brûlures sur les avant-bras et à la main droite. Sa vie, elle la doit à sa nourrice et son courage.
De légères brûlures
« C’est grâce à son courage et à son dévouement qu’une petite fille fut sauvée d’une mort atroce. Nous ne saurions trop la féliciter. Si elle avait hésité, tout était perdu. Elle a bravé le danger et sa conduite exemplaire mérite d’être signalée », note le journaliste.
Au final, seule la chambre a été touchée par l’incendie. Le reste de la maison a été épargné grâce à l’action rapide des pompiers : « Félicitations aux pompiers qui ont fait toute diligence avec leur dévouement habituel. »
Côté dégâts matériels on répertorie la destruction d’une armoire, du linge et des vêtements, ainsi que les couvertures du lit. « Ce qui pose difficulté à ce jeune ménage », soulève le journaliste de l’époque.
À l’issue des opérations, on découvre l’origine de l’incendie : « Le feu semble dû à un court-circuit, un poêle était allumé mais on ne croit pas que l’incendie soit dû à ce dernier. »
Source link