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une nounou convoquée devant le tribunal d’Aurillac



En ce jour de mai 2022, du côté de Mauriac, Patricia* garde la petite Lucie* âgée de 6 mois. Elle est nourrice agréée. Et comme souvent, sa maman la dépose vers 7h30. Mais vers les coups de 13h45, cette dernière reçoit un texto un peu alarmant de la nourrice lui indiquant des pleurs et un visage qui a changé de couleur.

Tête plate

Lorsqu’elle récupère sa fille après le travail, vers 15h45, elle s’aperçoit que son bébé est bizarre « avec la tête plate et une bosse du côté droit de la tête.

Elle décide d’aller aux urgences et là des examens sont effectués. Il s’avère que cette bosse provient, selon l’expertise médicale, « d’un choc ou d’une chute ». L’expertise indique le fait que cette chute ou ce choc est intervenue entre 13h15 et 13h45 en ce jour de mai. Une semaine plus tard, un autre examen décèle un œdème sur le nourrisson.

Les explications de la nounou

En ce jeudi 27 mars 2025, Patricia était à la barre du tribunal d’Aurillac pour s’expliquer sur les faits. Elle affirme qu’il n’y a pas eu de chute et qu’elle ne comprend ce qu’il a pu se passer.

« Si j’avais vu cette bosse, j’aurais fait les gestes de premiers secours. Elle a fait une crise de pleurs à cause de ses dents. Et son visage est devenu rouge. Je lui ai alors appliqué un gel sur les gencives pour calmer ses pleurs ».

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Des assertions qui n’ont pas convaincu la maman, appelée à témoigner à la barre. « Jusque-là, je n’avais eu aucun souci avec elle. Mais quand je suis arrivée, j’ai vu le crâne déformé. Je ne comprends pas comment elle dit qu’elle n’a pu le voir ».

Le casier judiciaire de la prévenue est vierge et l’enquête a montré qu’elle était reconnue comme une assistante maternelle « de confiance ».

Entretemps, son agrément lui a été retiré.

Un soulagement pour les parents

Pour l’avocate de la partie civile : « c’est un soulagement d’avoir ce procès aujourd’hui. Les parents attendaient ça avec impatience, pour comprendre les faits. Ce qu’il s’est passé ce jour-là. Aujourd’hui, l’enfant va mieux mais avec ce genre de choses, on ne sait jamais ce que le futur réserve comme notre cerveau évolue jusqu’à l’âge de 18 ans. Il y a eu des conséquences psychiques importantes pour l’enfant ».

Affaire mise en délibéré

Pour le procureur, la prévenue « est dans le déni. L’expertise démontre bien qu’il y a eu un choc très violent ».

Enfin, le conseil de Patricia plaide la relaxe. « Dans ce dossier, on croit sur parole mais il se trouve que l’on n’a pas interrogé les membres de la famille qui ont vu le bébé les jours précédents. On ne peut affirmer que cela s’est passé au domicile de sa cliente ».

Le délibéré aura lieu le 22 mai 2025.

*Les prénoms ont été modifiés.



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