Le mardi 15 avril 2025, un « Train de la Colère » partira de Cahors et de Clermont-Ferrand à destination de Paris pour dénoncer la dégradation des liaisons ferroviaires et exiger des investissements urgents. Usagers, élus et associations se mobilisent pour défendre la ligne POLT et réclamer un véritable service public ferroviaire.
Une mobilisation sans précédent pour sauver les lignes régionales
Le mardi 15 avril 2025, un « Train de la Colère » quittera Cahors à 6 h 40 pour rallier Paris. Organisé par les défenseurs de la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT), cet événement réunira usagers, élus, cheminots, entreprises et associations pour exiger des engagements fermes en faveur de cette ligne ferroviaire essentielle.
Associations et collectivités, à l’instar d’Urgence Ligne POLT, TEPLG et l’AMF46, préparent activement cette journée de mobilisation. « Nous avons déjà réservé 250 places pour le train 3634, qui arrivera à Paris à 12 h 31 », expliquent Jean-Noël Boisseleau et Georgette Laporte, figures majeures de la défense des gares locales. Un appel est lancé pour remplir ce train et, si besoin, affréter des voitures supplémentaires.
Une action coordonnée avec la ligne Paris-Clermont-Ferrand
Un second « Train de la Colère » partira également de Clermont-Ferrand à destination de Paris-Bercy. L’objectif est clair : interpeller l’État sur la dégradation des liaisons ferroviaires régionales. « Nos territoires ne peuvent plus subir des trajets de plus en plus lents et aléatoires », martèle Jean-Marc Vayssouze-Faure, sénateur et président de l’Association des maires et élus du Lot.
Des investissements indispensables pour un véritable service public ferroviaire
Le président du Département du Lot, Serge Rigal, dénonce l’inaction des gouvernements successifs face aux alertes des élus et citoyens. « Nous exigeons des engagements concrets et rapides ! ». Experts et militants estiment qu’un investissement de 2,5 à 3 milliards d’euros est nécessaire pour moderniser totalement la ligne POLT. « La France est la lanterne rouge de l’investissement ferroviaire en Europe », alerte Jean-Noël Boisseleau, rappelant l’urgence d’agir pour garantir l’avenir de ce service public vital.
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