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Une mère et son fils condamnés dans l’Eure pour avoir kidnappé un chien par vengeance

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Le 14 octobre 2021, une mère et son fils avaient organisé une expédition à la nuit tombée au domicile du père et ex-mari habitant aux Bottereaux (Eure) pour s’emparer d’un chien. Ils ont été jugés, en leur absence, pour vol avec violence mardi 4 février au tribunal d’Évreux (Eure).

A la suite d’un divorce

La rancune est un sentiment tenace qui pousse parfois à des vengeances mesquines. À l’époque des faits, la victime est divorcée depuis trois ans de son épouse, partie vivre avec un voisin.

L’homme est certes conciliant, mais il a souhaité garder son chien enregistré à son nom et dont il prend le plus grand soin depuis toujours.

Après le divorce, le fils, alors âgé de 17 ans, est resté vivre avec son père jusqu’à ce que, permis en poche et voiture en main, il décide d’aller vivre chez sa mère.

Une expédition surréaliste

Le chien semble cristalliser toutes les rancunes de l’ex-épouse qui imagine et planifie une expédition digne des forces spéciales pour s’emparer de l’animal.

Ce soir du 14 octobre 2021, entre chien et loup, mère et fils contournent la propriété des Bottereaux par les champs, découpent le grillage, pénètrent dans le jardin à pas de loup et font irruption dans la maison à la surprise totale de l’ex-mari et de sa nouvelle compagne alors en convalescence d’un AVC.

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Une bagarre éclate. Ne trouvant pas le chien pour lequel mère et fils sont venus, ils kidnappent celui de la compagne et repartent en courant avec leur otage canin vers leur C15 moteur tournant.

L’ex-mari tente de s’interposer, mais il est fauché par le véhicule en marche arrière.

« C’est simplement pour m’embêter »

Quelques jours plus tard, les gendarmes organisent un échange, le toutou de la compagne contre celui de monsieur. Finalement, cette expédition surréaliste se solde par la perte d’un fidèle compagnon, dont les papiers ont été falsifiés, et une interdiction totale de travail de moins de huit jours pour chacune des doublement victimes.

Ce récit rocambolesque interroge le tribunal. « Mais enfin, pourquoi tant d’acharnement pour récupérer cet animal ? ». Stoïque, l’homme victime, à la barre, fait une hypothèse. « Je crois que c’est simplement pour m’embêter ». Ce qui fait sourire l’ensemble des magistrats qui auront imaginé sans doute un dialogue à la Audiard certainement plus proche des sentiments vécus par la victime.

Six mois de prison avec sursis

Le parquet tient compte des casiers vierges des prévenus et requiert en conséquence huit mois de prison avec sursis et interdiction d’entrer en contact avec la victime.

Le tribunal juge les prévenus, absents à l’audience, coupables des préventions et les condamne à six mois de prison avec sursis pour vol avec violence ayant entraîné une ITT de moins huit jours. En outre, 500 € de préjudice moral sont accordés à chacune des victimes.

Les condamnations en première instance ne sont pas définitives puisque susceptibles d’appel. Jusqu’à la condamnation définitive, les prévenus sont donc toujours présumés innocents.



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