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une mère de famille volée de 1 200 € et chassée de l’appartement en Loire-Atlantique

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« Aujourd’hui, je n’ai plus un sou sur mon compte. Et plus de chez moi. » Les arnaques à la location se multiplient en France, adossées à la pénurie d’offres immobilières. À Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), cette femme de 47 ans en a fait la douloureuse expérience, volée et chassée de l’appartement pour lequel elle avait signé. Un logement HLM qui plus est (lire plus bas).

Des mois qu’elle cherchait un nouveau toit pour elle et son fils de 16 ans. « Le T4 dans lequel nous étions était devenu trop grand. » Pas d’opportunité dans le parc social, elle regarde vers le marché privé. « Mais les loyers étaient bien trop élevés pour mes revenus », explique cette agente d’entretien aux Chantiers de l’Atlantique.

 » Un mois de salaire « 

Jusqu’à cette annonce dénichée fin janvier sur un groupe Facebook pour un meublé, deux chambres, 600 € par mois.

Une visite est organisée le soir même, sur place.

Son interlocuteur, un jeune homme, présente bien, se montre avenant.

« Il a expliqué être le gérant d’une entreprise sous-traitante des Chantiers de l’Atlantique et être propriétaire de plusieurs logements pour héberger ses salariés. »

L’appartement en question, racheté à la Silène selon lui, se libère « comme leur mission se terminait avec la fin des travaux du dernier MSC. Il restait juste quelques affaires ».

Les contrats électricité et internet sont à son nom.

La Nazairienne donne son accord, et signe le bail.

En échange des clés, « j’ai fait deux virements de 600 € en guise de caution et de premier loyer. Presque un mois de salaire », relate-t-elle.

Trois jours plus tard, le 3 février 2025, la petite famille s’installe.

« Sans problème, au début. Il est même venu régler un problème avec EDF. »

« Dehors, dehors »

Mais, dans la matinée du 11 février 2025, alors que seuls son fils et son petit-fils de 5 ans sont présents, une personne tambourine à la porte.

« Un homme que je ne connaissais pas. Il s’est mis à hurler Dehors, dehors, puis nous a obligés à nous asseoir sur le canapé. Il était très violent verbalement », se souvient son fils.

Le nouvel arrivant, qui soutient être le réel occupant des lieux, coupe le courant et le Wi-fi pour empêcher l’adolescent de communiquer avec sa famille.

Sa maman arrive en catastrophe.

« Il voulait bien nous laisser partir, mais gardait nos affaires », relate cette dernière.

Grâce à l’intervention d’une patrouille de police, ils ont pu repartir avec leurs biens.

Après quelques échanges par téléphone, le soi-disant propriétaire a fini par rompre le contact.

Une plainte a été déposée au commissariat de Saint-Nazaire. L’enquête devra déterminer qui a fait quoi dans cette arnaque quelque peu ubuesque.

Une autre victime

« Nous sommes désormais hébergés chez ma fille. Je dors sur le canapé. Cette histoire m’a mis un coup moralement. Je n’ose même pas en parler à mes collègues », se lamente la quadragénaire.

Sa fille dénonce une « exploitation de la précarité. Ils s’attaquent à des gens fragiles moins susceptibles de réagir ».

Contacté par l’Echo de la Presqu’île, une autre victime, mère célibataire, sans emploi, décrit le même stratagème, le même discours servi par l’escroc. « Il tenait à louer à une famille pour être sûr, disait-il, de retrouver son logement en bon état, soupire-t-elle. Comme il tardait à me donner les clés, j’ai fini par me méfier. » Pas de préjudice financier, mais une expérience malgré tout douloureuse pour cette femme de 52 ans qui « galère » avec son fils de 17 ans, et est régulièrement contrainte de dormir dans sa voiture.

« La plus grande vigilance »

« Silène a été informé de cette arnaque par les victimes et prend cette situation très au sérieux », réagit le bailleur social, qui a également déposé plainte. « Nous appelons donc à la plus grande vigilance : ces escroqueries jouent sur la détresse des personnes en recherche de logement. Avant toute signature de contrat ou tout versement d’argent, il est impératif de vérifier l’identité du bailleur officiel. Toutes nos résidences sont clairement identifiées dans les halls ». La sous-location des biens du parc social est « strictement interdite », ajoute Silène, qui mène une « veille active » sur les sites d’annonces. « En 2024, nous avons identifié deux cas de sous-location frauduleuse impliquant les locataires en titre. Ces fraudes ont conduit à la résiliation judiciaire des baux concernés et à l’expulsion des locataires indélicats ».



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