jnews.fr

une femme reconnaît le meurtre de ses trois bébés en 2012, 2015 et 2020



Une femme originaire de l’Indre a été écrouée il y a une semaine après avoir avoué en garde à vue les meurtres de ses trois bébés entre 2012 et 2020, a-t-on appris vendredi auprès des parquets de Châteauroux et Bourges, confirmant des informations de la Nouvelle République.

Les trois enfants étaient décédés respectivement en 2012, 2015 et 2020 après quelques mois de vie, selon le quotidien régional.

Elle a reconnu avoir agi « par pulsion »

Lors de sa garde à vue, la mère a reconnu avoir tué ses trois jeunes enfants, affirmant avoir agi « par pulsion », a indiqué à l’AFP la procureure de la République de Bourges Céline Visiedo.

Une information judiciaire avait été ouverte en 2022 « contre X pour meurtres sur mineurs » de moins de 15 ans, avait confirmé dans la matinée le procureur de la République de Châteauroux, David Marcat. L’enquête est supervisée par le pôle de l’instruction du tribunal judiciaire de Bourges.

La mère de famille, qui réside dans le village de Celon (Indre), a été mise en examen et placée en détention provisoire le 14 mars dernier, indique le magistrat.

Vidéos :

Le père n’était au courant de rien et a été mis hors de cause, selon son homologue de Bourges. Les premiers soupçons remontent à 2020, à la suite notamment d’un signalement fait par un « proche de l’entourage familial », confirme la magistrate.

Selon la Nouvelle République, le couple avait eu une première fille en 2011, morte à l’âge de six mois. Un petit frère né en 2014 était décédé à l’âge de sept mois, et un dernier bébé six ans plus tard, mort à l’âge de trois mois.

« Nous n’aurions jamais imaginé »

Des autopsies avaient été menées après chaque décès, selon la procureure de Bourges. Mais ce n’est qu’en 2021 qu’une expertise « a repris l’ensemble des trois décès et a conclu à des asphyxies mécaniques volontaires« , a-t-elle précisé.

Selon le maire du village de quelques centaines d’habitants, Alain Bossard cité par le quotidien, la mère de famille participait à la vie de la commune.

Un adjoint raconte que les parents se rendaient plusieurs fois par semaine sur les sépultures des enfants, toujours fleuries. « On pensait à des problèmes génétiques, à des morts subites », témoigne-t-il. « Nous n’aurions jamais imaginé. »

Avec AFP.



Source link
Quitter la version mobile