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une femme condamnée à Dieppe



Le 20 octobre 2024, les services de police se rendent dans un appartement de Dieppe (Seine-Maritime). Une femme vient de les appeler pour dénoncer son compagnon. Ce dernier l’aurait frappée. À leur arrivée sur place, les forces de l’ordre découvrent la victime présumée et l’homme en question. Il est fortement alcoolisé et a une bouteille d’alcool à la main. Il est alors interpellé et placé en cellule de dégrisement. La victime présumée, quant à elle, est laissée dans l’appartement. Une fois les effets de l’alcool dissipés, l’homme est entendu par les policiers. Il ne reconnaît pas les violences et surtout, il finit par avouer qu’il n’est pas le coupable mais la victime dans cette histoire.

Des violences régulières

Des déclarations qui vont entraîner l’ouverture d’une enquête, enquête qui met en évidence une chose : c’est bien la prétendue victime qui s’adonne à des violences régulières contre son compagnon. La relation entre les deux amants est très difficile à décrire. Ils se sont rencontrés par internet. La prévenue exerce la profession de masseuse. Une façon pour elle de dissimuler sa véritable activité : la prostitution. C’est donc en tant que client que la victime entre en contact avec la prévenue.

La relation est d’abord amicale, puis devient un couple, dérive sur des relations sexuelles tarifées avant de revenir à de l’amitié. Tantôt en couple, tantôt en colocation, les deux protagonistes vivent ensemble mais leur relation exacte est difficile à catégoriser. Il y a de la violence entre eux. Pour partie, cette dernière est tolérée dans le cadre de pratiques sexuelles masochistes. Mais il y a d’autres faits qui, eux, ont entraîné la tenue du procès mardi 11 mars pour des violences.

Reclus dans la salle de bain

Il y a d’abord cette nuit où la victime est réveillée par un coup de manche à balai sur le tibia. Le coup va laisser une entaille et est d’une telle puissance que le manche à balai se brise. Il y a les témoignages des amis du couple qui évoquent des violences quotidiennes. La victime peut se retrouver recluse dans la salle de bains ou à dormir par terre… Enfin, il y a la tentative par la prévenue, de nationalité marocaine et présente illégalement sur le territoire français, de faire changer le nom sur le bail de l’appartement. Un appartement qu’elle aurait tenté de récupérer en dénonçant les violences conjugales imaginaires, selon le substitut du procureur de la République.

Une obligation à quitter le territoire

« Bien mal lui en a pris, puisqu’après cette plainte, les autorités se sont rendu compte qu’elle était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire et l’ont expulsée », ironise le représentant du ministère public. Dans ses réquisitions, le substitut du procureur note également que ce n’est pas la première fois que la prévenue tente ainsi de récupérer un logement. Son nom apparaît dans une procédure similaire du côté de Mulhouse.

« Des individus naïfs »

« Madame trouve des individus un peu naïfs qui ont un attrait pour la domination et tente d’en profiter », note le substitut du procureur. C’est en l’absence de cette dernière qu’il demande au tribunal de la condamner à six mois de prison ferme et une interdiction définitive du territoire français. Si le tribunal va suivre les réquisitions pour la prison ferme, il va finalement condamner la prévenue à dix ans d’interdiction du territoire français. Elle devra également dédommager la victime à hauteur de 500 €.



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