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une famille du pays de Fougères spoliée de 5,5 millions d’euros

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La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a maintenu en détention, vendredi 7 février 2025, un ressortissant israélien accusé du « blanchiment » d’une escroquerie au bitcoin qui aurait fait perdre 5,5 millions d’euros à une famille d’entrepreneurs des environs de Fougères (Ille-et-Vilaine).

5,5 millions d’euros de virements sur un compte polonais

Julien* a en fait été interpellé en janvier 2025 à la faveur d’un « séjour à la montagne » en France, où ce Parisien d’origine installé à présent en Israël venait passer « quelques jours en famille ».

Il a été placé en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention (JLD) de Rennes, en attendant sa comparution devant le tribunal correctionnel de Rennes dans quelques semaines.

Les faits avaient en fait été portés à la connaissance des enquêteurs en décembre 2023 : un conseiller financier s’était présenté dans une gendarmerie pour déposer plainte pour « escroquerie ».

À l’époque, ce conseiller financier avait souhaité « diversifier ses placements » en investissant dans du bitcoin via un site internet. Il s’était « rapproché » d’une « connaissance », un riche entrepreneur du pays de Fougères, qui avait décidé d’investir avec lui sur ce même site.

D’autres opérations financières seront par la suite proposées au second et à son propre fils.

Père et fils avaient donc fait 5,5 millions d’euros de « virements » adressés sur un compte polonais, celui d’une « plateforme en ligne permettant d’investir en cryptomonnaie ».

Mais, un mois avant la plainte, les trois investisseurs avaient commencé à avoir « des doutes » en constatant que la société était « inscrite sur la liste noire » de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Ils ont désormais perdu l’intégralité des millions d’euros investis, a-t-il été précisé ce jeudi 6 février 2025 devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes.

La levée de fond utilisera les cryptomonnaies, comme le Bitcoin
Le père et fils avaient fait 5,5 millions d’euros de « virements » adressés sur un compte polonais, celui d’une « plateforme en ligne permettant d’investir en cryptomonnaie ». ©Pixabay

« Commis avec détermination, organisation et savoir-faire technique »

Les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Rennes était finalement parvenue à remonter au créateur du site, Julien, un père de famille de 44 ans domicilié donc en Israël.

Les enquêteurs avaient pour cela « procédé à l’analyse » de « plus de 18 millions d’euros » d’investissements provenant de « 200 comptes bancaires différents ».

Renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « blanchiment » du produit d’une escroquerie, celui qui soutient avoir agi « en toute bonne foi » souhaitait malgré tout être remis en liberté chez son père, à Paris, jusqu’à son procès. Il avait juste l’ambition était de créer « une plateforme simplifiée et sécurisée » et a certifié ne pas « connaître » les escrocs.

Il travaillait avec un « gérant » installé à Chypre et avait servi de « facilitateur » pour aider la société à « accéder aux banques européennes souvent réticentes à l’égard des cryptomonnaies ».

Jeudi 6 février 2025, l’un de ses avocats a ainsi fait valoir qu’il n’y avait « pas la moindre mention d’indices graves et concordants » dans l’ordonnance du juge des libertés et de la détention : cela devait conduire, du point de vue de Me Fabian Lahaie, à « l’annulation » de cette décision et donc à la « mise en liberté immédiate » de son client.

L’avocate générale avait pour sa part balayé cet argument d’un revers de la main et avait sollicité un maintien en détention.

Il n’a jamais été condamné mais il y a un risque de réitération […] puisque les faits ont été commis avec détermination, organisation et savoir-faire technique.

L’avocate générale

Elle craignait par ailleurs que Julien ne retourne en Israël et ne comparaisse pas devant ses juges, puisque « Israël n’extrade jamais ses ressortissants ».

« Fuir pour quoi ? Je n’ai rien à cacher », avait répondu le principal intéressé, qui veut « être présent » au procès.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a toutefois préféré le maintenir en détention.

* Les prénoms ont été modifiés.



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