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une facture salée pour celui qui avait ravagé sa chambre d’hôpital



Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné, mardi 25 mars 2025, un patient du centre hospitalier de Châteaubriant (Loire-Atlantique) à six mois de prison avec sursis probatoire pour les « dégradations » qu’il avait commises dans sa chambre d’hôpital. Une chambre qu’il a ravagée, occasionnant un préjudice important pour l’hôpital. L’homme s’en était aussi pris à une médecin…

Châteaubriant : l’homme violent s’énerve à l’hôpital

L’homme de 35 ans s’était en fait présenté aux urgences le 28 décembre 2022 en faisant état de difficultés psychologiques liées au « récent décès de sa mère », a-t-il été expliqué à l’audience. Mais il s’était alors « énervé » à un moment et avait « arraché le téléphone des mains de sa sœur », qui avait « pris peur ».

Le prévenu avait alors été « transféré » dans une « chambre plus isolée », pour que son comportement « ne perturbe pas les autres personnes soignées ». Le patient s’en était toutefois pris à sa nouvelle chambre et avait, entre autres, « tapé dans les cloisons avec son poing et ses pieds ».

Des photos ont été intégrées au dossier déposé auprès du tribunal correctionnel. « Même les dalles du plafond ont été cassées », a commenté le président. Le coût des travaux de réparation a ainsi été évalué à « 4 582 €».

Il s’en prend à une médecin

Mais l’homme ne s’était pas contenté de commettre des « dégradations ». Il s’en était aussi pris à une médecin « complètement démunie par la situation » qu’il avait insultée. Celle-ci était quand même parvenue à « protéger les patients autour en les faisant changer de chambre ». Jean-Benoît Daviaud, directeur adjoint du centre hospitalier de Châteaubriant, avait porté plainte dans la foulée.

L’homme était également jugé mardi 25 mars 2025 pour d’autres faits. Il avait « menacé » son ancienne belle-mère, chez qui il avait vécu un moment, mais à qui il avait « arrêté » de verser des « loyers ». « Une maison ça brûle », lui avait-il alors écrit le 13 avril 2023.

Le prévenu était en fait « alcoolisé » lorsqu’il avait envoyé ces messages « stupides », « puérils » et « bêtes », s’est-il excusé à l’audience. Concernant les faits survenus à l’hôpital de Châteaubriant, cet homme « alcoolique » a expliqué s’être rendu sur place après s’être « ouvert le crâne » en faisant une « crise d’épilepsie », mais « ne se souvient » pas du reste.

Déjà condamné à plusieurs reprises

Le procureur de la République a requis six mois de prison ferme pour ce trentenaire, qui avait déjà été condamné pour « conduite en état alcoolique », « circulation sans assurance » ou encore « conduite malgré une suspension de permis de conduire ».

Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement prononcé une peine de six mois avec sursis probatoire pendant deux ans avec des obligations de soins et de réparations. Il devra surtout rembourser à l’hôpital de Châteaubriant les 4 500 € de dégâts et y ajouter 1 000 € pour son « préjudice moral ». Aucune partie n’était présente ou représentée par un avocat à l’audience.

ED (PressPepper)



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