
Il est le premier à le reconnaître. Le coach du Stade Malherbe Caen (Calvados), Bruno Baltazar, accueille, en ce mercato hivernal dans son groupe, des recrues en manque de rythme. C’est le cas des trois joueurs qui ont débarqué en Normandie ces dernières semaines.
Pour son premier match avec sa nouvelle équipe, à Troyes (défaite 3-0), samedi 1er février 2025, Yassine Benrahou s’est retrouvé titulaire plus tôt que prévu. Bruno Baltazar avait imaginé lancer Ilyes Najim à sa place. Mais ce dernier s’est plaint de maux de ventre avant la rencontre. Résultat : Yassine Benrahou s’est montré discret pour sa première en Bleu et Rouge, dans un match à l’issue duquel, pour la septième fois d’affilée en championnat, le SM Caen a perdu.
Malherbe a besoin de forces vives
C’est là toute la difficulté du moment. Lanterne rouge, Malherbe n’est pas très attrayant en ce début d’année 2025. Et alors qu’il aurait besoin de joueurs capables de booster l’équipe pour véritablement lancer l’opération maintien, le staff est contraint de miser sur des paris, sur des joueurs en manque de temps de jeu dans leur club précédent, et qui cherchent à se relancer.
« À ce moment de la saison, il n’existe que deux solutions », sait le coach malherbiste, Bruno Baltazar. Il développe :
Soit tu es dans un club qui peut acheter un joueur de Ligue 1, soit tu es dans un club, comme c’est le cas pour nous, qui peut faire venir des joueurs avec des qualités, mais qui n’ont pas joué ou très peu avec leur club cette saison.
Trois recrues au temps de jeu très limité
Yassine Benrahou, avec l’Hajduk Split, n’a pas été titularisé une seule fois cette saison en championnat croate. L’ancien joueur de Bordeaux n’est entré qu’une seule fois en cours de jeu.
Avec Limassol à Chypre, Alex Moussounda, arrivé en Normandie début janvier, n’avait eu l’occasion de disputer qu’une mi-temps en championnat sur la première partie de saison. Il vient de jouer trois matchs d’affilée avec Malherbe, de quoi lui permettre de monter en puissance.
Enfin, Adriel Ba Loua, la troisième recrue de janvier en provenance du Lech Poznan en Pologne, n’a plus joué plus d’une heure dans un même match depuis le début du mois d’août. Sa dernière apparition en championnat remonte au 26 octobre. Il avait alors joué 25 minutes…
Un scénario idéal « qui n’existe pas »
« Le scénario idéal pour le recrutement quand on est dans notre situation, il n’existe pas », confiait Bruno Baltazar en conférence de presse avant le match contre Troyes. « À nous d’accélérer le processus, de les préparer au mieux pour qu’ils soient prêts physiquement le plus rapidement possible. »
Alors que le marché des transferts se referme ce lundi 3 février à 23 heures, le coach caennais espère deux autres recrues. Le nom du Normand Samuel Grandsir circulait même jusque dans les couloirs du stade de l’Aube à Troyes, samedi. Bruno Baltazar confirmait des négociations en cours avec l’ailier du Havre. Lui aussi n’a joué que six bouts de match en Ligue 1 cette saison, sans aucune titularisation.
Au-delà de l’intégration rapide au groupe et d’une adaptation express au schéma de jeu du coach, les nouveaux joueurs doivent donc, aussi, se remettre complètement en jambes, l’intensité de la compétition n’étant jamais celle de la préparation, aussi bonne soit-elle. Voilà un défi de taille supplémentaire donc à Malherbe, à 13 journées de la fin. Bon dernier de Ligue 2, le SMC n’a plus une minute à perdre pour sauver sa peau.
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