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un schizophrène « président du Parti du Roi de France » rejugé en appel



Un quinquagénaire a été rejugé mardi 11 mars 2025 par la Cour d’appel de Rennes pour les « violences » qu’il avait commises et les « menaces de mort » qu’il avait proférées à Auray (Morbihan) en octobre 2024, mais aussi pour son « outrage sexiste et sexuel » deux semaines plus tôt, à Paimboeuf (Loire-Atlantique), relate l’agence Presspepper.

Le prévenu, qui se définit sur un internet comme « président » du « Parti du Roi de France », avait en fait été appréhendé le 2 octobre 2024 en début d’après-midi sur le parking d’un magasin Lidl à Auray : la responsable des lieux s’était inquiétée de la présence de cet homme « agressif envers le personnel » qui avait lancé « une bouteille en verre ».

La responsable du magasin insultée

Visage « congestionné », « yeux voilés » et « sentant l’alcool », cet homme de 51 ans avait insulté l’intéressée quand elle était venue lui demander de partir car il « dérangeait » les clients.

Il lui aurait notamment « marché sur le pied », ce qui avait valu à la victime « une contusion osseuse ».

Deux pères de famille, tous deux accompagnés par leurs enfants, avaient confirmé la scène et avaient dit avoir été l’objet de « menaces de mort ».

Vidéos :

« De toute façon, toi t’es mort » et « Je vais te buter », leur avait en effet lancé l’homme. Surtout, le prévenu avait été vu en train de mimer des « gestes de masturbation » en fixant les enfants qui selon lui « se pignolaient »… Le père d’un des mineurs avait avoué par la suite avoir été « fortement choqué » : son fils et lui n’en avaient pas dormi « pendant plusieurs jours ».

Le maire de Paimbœuf a déposé plainte

Il était alors apparu aux gendarmes que l’individu s’était déjà distingué deux semaines plus tôt à Paimbœuf.

Le maire Raymond Charbonnier avait en effet déposé plainte après que le quinquagénaire a envoyé sur le site de la mairie un mail « outrageant ».

Le directeur du centre socioculturel de la commune avait quant à lui reçu des menaces de mort sur le profil Facebook du centre.

Des événements similaires s’étaient déjà produits entre décembre 2022 et janvier 2024.

En première instance, le tribunal correctionnel de Lorient l’avait donc condamné à douze mois de prison ferme.

Un « piège » ?

Devant la cour d’appel de Rennes, le prévenu a toutefois rapporté une tout autre version des faits survenus à Auray : « cinq mecs costauds » l’auraient empêché de sortir du parking du Lidl. Ils étaient « alignés », « agressifs » et lui auraient « tendu un piège ».

Le prévenu a expliqué ne pas avoir vu les enfants à cause « des cinq bonhommes » entre eux et lui. Mais aucune vidéo n’a confirmé la présence de ces « cinq mecs costauds »…

Il ne « supporte pas » la prison

Son avocat voudrait en fait surtout que la peine soit « adaptée » à la « schizophrénie » de son client, un élément que les premiers juges n’ont « pas suffisamment pris en compte ».

Ce dernier, qui suit des soins pour limiter sa « dangerosité psychiatrique », est au demeurant écroué pour d’autres faits et a dû être transféré en unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) car il « ne supportait pas » l’incarcération.

Mais l’avocat général n’est pas du même avis : ce prévenu reste « nuisible aux victimes et à la société ».

La Cour d’appel de Rennes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt dans les prochaines semaines.



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