Originaire de Teillé, le schizophrène accusé s’était en effet rendu le 24 mars 2023 chez son « ami » à Châteaubriant (Loire-Atlantique) pour le « violenter » et lui avait entre autres « donné une dizaine de coups » alors qu’ils s’étaient connus « il y a dix ans » dans le cadre de « soins ».
Châteaubriant : un schizophrène condamné pour avoir frappé son « ami »
La victime avait fini le « visage en sang » et avait subi « deux opérations » pour réparer la « déviation » de son « arrête nasale » et se faire « greffer » de la « peau », a-t-il été précisé à l’audience.
Le prévenu – déjà condamné à six reprises, notamment pour « exhibition sexuelle » et « violences sur gendarmes » – avait fini par « reconnaître » les faits.
L’avocate de la victime a rappelé la « vulnérabilité » de ces deux schizophrènes et les séquelles de son client : celui-ci avait eu le « visage noirci pendant plusieurs semaines » et n’avait pas exercé ses « droits de visite » sur ses « quatre enfants » pour ne pas leur « faire peur ». Le jour de l’audience, il se plaignait encore de « vertiges », de « maux de tête récurrents » et de « perte de mémoire ». Son avocate a précisé qu’il devait passer une IRM « fin mars » pour « faire le point » et tenter d’établir si ces problèmes ont un lien avec « les coups » reçus.
Un acte « gratuit » et « odieux »
L’avocate de la victime a également exposé ses « difficultés respiratoires ». Son client n’aurait plus qu’une « narine » fonctionnelle. Il a par ailleurs « peur » que son ancien ami « revienne le frapper à nouveau », au point d’avoir « développé » une « hypervigilance » et « s’enferme à clé chez lui ».
Compte tenu de son état de santé « non consolidé », son avocate avait demandé un renvoi sur intérêts civils et une provision de 4 000 €, ainsi que 1 400 € de frais d’instance.
Le procureur de la République a quant à lui dénoncé un « acte gratuit » et « odieux », avec une « divergence de forces physiques » entre les deux hommes présents à l’audience.
Me Natacha Galau, l’avocate de l’accusé, a néanmoins tenté d’expliquer les gestes de son client par une « période de rupture de soins ». Il était en « liste d’attente au centre médico-psychologique » et son « médecin traitant » était en « arrêt-maladie ».
Condamné à 10 mois de prison
Le tribunal correctionnel de Nantes l’a finalement condamné à dix mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans avec obligations de suivre des soins et d »indemniser sa victime. Le schizophrène de Teillé aura aussi interdictions d’entrer en contact avec la victime et de paraître à son domicile.
Le juge a enfin ordonné une expertise médico-légale : en attendant l’audience de renvoi sur intérêts civils, le prévenu devra verser une première « provision » de 3 000 € à la victime et 800 € de frais d’avocat.
Le quadragénaire était par ailleurs mis en cause également ce lundi 17 mars 2025 dans une affaire de « conflit de voisinage » à Teillé : il était accusé de s’en être pris à une femme et un homme avec une « serpette » à cause d’un litige sur sa « bague en or ». Le procureur de la République avait considéré que ces « violences avec arme » étaient établies mais le tribunal a finalement « relaxé » l’homme sur ces faits, en « absence de certitudes ».
ED (PressPepper)
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