Six personnes, dont cinq hommes et une femme, ont été mis en examen vendredi 21 mars, pour « trafic de stupéfiants et blanchiment de trafic de stupéfiants » sur la commune d’Échirolles, près de Grenoble. Ils ont été placés en détention provisoire.
La femme mise en cause, âgée d’une quarantaine d’années et occupant le rôle de « nourrice » – qui garde la drogue pour le compte des trafiquants -, a été placée sous contrôle judiciaire, a indiqué dans un communiqué le procureur adjoint de Grenoble, François Touret de Coucy.
Une enquête menée depuis juillet 2024
Lundi 17 mars, une opération mobilisant 140 policiers, accompagnés du Raid dans le quartier de la Luire, a mené à l’interpellation de huit personnes, parmi lesquels les six personnes mises en examen, impliquées dans un trafic de stupéfiants, précise le parquet.
Deux interpellés ont été laissés libres et sont toujours sous le coup de l’enquête. « Ces interpellations constituent l’aboutissement d’une enquête préliminaire menée par la brigade des stupéfiants du service local de police judiciaire (SLPJ) de Grenoble, sous la direction du parquet de Grenoble depuis le mois de juillet 2024 », a souligné le procureur.
Ces perquisitions ont également permis la saisie de près de 16 000 euros d’argent liquide, environ 7 kilos de résine de cannabis, quelque 470 grammes de cocaïne, « deux armes et des munitions, un véhicule, plusieurs trottinettes électriques », ainsi que des vêtements de luxe.
Une « guerre des gangs »
Les épisodes de violence par armes à feu liés au trafic de drogue sont fréquents sur le territoire de Grenoble et sa banlieue, les autorités déplorant une « guerre des gangs ».
Lundi 17 mars, deux jeunes hommes, dont un mineur, avaient déjà été blessés par balles dans deux quartiers sensibles de Grenoble et hospitalisés.
Mercredi 19 mars, à Échirolles, c’est un homme de 19 ans qui a été blessé par balles aux jambes par deux individus cagoulés, alors qu’il se trouvait devant un magasin de moto, selon la police.
Avec AFP
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