Home Faits Divers Un jeune embarqué de force dans une voiture et blessé par arme...

Un jeune embarqué de force dans une voiture et blessé par arme blanche en Vendée : les prévenus relaxés

12
0



Depuis le 14 février 2025, les trois prévenus à la barre du correctionnel, ce jeudi 27 mars 2025, sont en détention provisoire. Ils devaient répondre de violences commises sur un jeune habitant des Sables-d’Olonne. Complexe, l’affaire avait nécessité une instruction. Jeudi 27 mars, le tribunal n’a pas trouvé les éléments suffisants pour prononcer la condamnation requise par le ministère public. Ils ont été libérés.

Les faits remontent au 13 février. Les trois jeunes gens à la barre, 19 et 20 ans, et un mineur, tous habitants de la région parisienne, décident de venir en Vendée. Plus précisément à La Roche-sur-Yon  » pour venir chercher des affaires chez ma belle-sœur « , explique le conducteur de la voiture. Le véhicule est prêté par une amie. Pourtant, on ne trouve pas de trace d’arrêt à La Roche dans la géolocalisation des portables. Mais un point d’arrêt aux Sables-d’Olonne.

L’explication donnée par le jeune homme semble crédible : « Trop fatigué pour reprendre la route, on a cherché un hôtel à La Roche », sans succès.  » On est venu aux Sables pour en trouver un. »

Agression en pleine nuit

Pas de chambres d’hôtel disponibles mi-février ? La partie civile est perplexe. Les quatre Parisiens se retrouvent donc dans les rues des Sables-d’Olonne. Il est presque 4 heures du matin. Aux dires de la victime, alors qu’il se trouve près d’un skate parc, il a été enlevé par un homme cagoulé, projeté dans le véhicule puis agressé avec une arme blanche. Il se serait débattu. « Je sais me défendre, je pratique la boxe. »

Il parvient à s’échapper. Seule certitude : il est blessé. Les tendons de quatre de ses doigts de la main gauche sont sectionnés. Soixante jours d’incapacité totale de travail seront prescrits.  Dans sa fuite, il dit avoir perdu son portable. Il se dirige vers les urgences sans pouvoir appeler de l’aide.

Vidéos :

Les agresseurs ne s’arrêtent pas là. Ils partent à sa recherche. En chemin, ils s’en prennent à un ouvrier boulanger qui part au travail en voiture. Le véhicule était, selon eux, identique à celui de la victime.

Un couteau, un cutter, mais pas de sang

Les jeunes finissent par se rendre aussi aux urgences. C’est là que les policiers localisent leur voiture dont le signalement a été donné par le boulanger.

 Ils y sont interpellés. 

Interrogations, incohérences, changements de versions à la barre se succèdent. Dans le véhicule, on a trouvé un cutter et un couteau de cuisine avec une lame de 30 centimètres sous le siège conducteur, mais pas de sang dessus. Le jeune Sablais dit avoir reçu un coup à la main  » par un couteau d’une lame de sept centimètres « . Pas de trace de ce couteau-là.

L’un des avocats des Parisiens évoque « la possibilité que ce couteau appartienne à la victime qui se serait blessée elle-même en le sortant de sa poche « .

Aucune certitude. D’un côté comme de l’autre, l’argumentation n’est pas vérifiable.

On évoque une altercation après une queue de poisson sur la route, mais aussi une expédition menée dans le cadre d’un trafic de stupéfiants, avec une victime qui ne serait pas la personne visée. Là encore, aucune preuve : aucun des protagonistes ne présente trace de drogue dans son organisme.

Tout n’est devenu que suppositions. Le parquet va cependant requérir des peines de prison ferme à l’encontre des Parisiens, de dix mois à un an de prison ferme toutefois sans retour immédiat en détention.

Dans son délibéré, faute d’éléments avérés, le tribunal a prononcé la relaxe des trois prévenus. 



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here