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un jeune de Saint-Nazaire condamné à un an de prison ferme

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Incarcéré à Rennes pour tentative de meurtre depuis le 28 août 2024, le prévenu, âgé aujourd’hui de 28 ans, se trouve mardi 11 février 2025 dans le box des détenus, jugé par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour trafic de stupéfiants et détention non autorisée d’un fusil le 22 février 2018. Il ne reconnaît que ce dernier délit, expliquant avoir acheté l’arme le matin même « pour se protéger ». « De qui ? » l’interroge la présidente. Pas de réponse.

Fuite en voiture

Vers 19 h 30, ce 22 février 2025, les policiers circulent dans le quartier du Petit Caporal à Saint-Nazaire pour une affaire « signalée par des renseignements anonymes ». C’est après avoir aperçu « un long objet », dans une Mégane Renault, qu’ils veulent effectuer un contrôle.

Le chauffeur s’enfuit à vive allure dans les petites rues adjacentes, grillant le feu de la rue Gutenberg.

Finalement, la voiture s’arrête, les deux passagers avant prennent la fuite. Il s’avère que le chauffeur est le prévenu absent.

Âgé de 31 ans, il est sorti de prison en novembre 2024, et il apparaît que son casier porte quatorze mentions et qu’il ne respecte pas son contrôle judiciaire.

De l’héroïne, de la cocaïne et deux armes

Le passager avant, né en 1993, est décédé depuis les faits.

Lors de la fouille du véhicule, les policiers ne sont pas déçus : 100,88 g d’héroïne, 24,78 g de cocaïne, et deux armes.

Le véhicule a été prêté par un collègue joueur de foot. Malgré ses déclarations servies aux enquêteurs : « clé perdue en boîte de nuit, véhicule disparu… », une conversation avec son amie confond le prêteur : « T’as été bien couillon de lui prêter ta voiture ! »

La procureure essaie d’en savoir plus avec le détenu présent, vu jetant son arme lors du contrôle : « De telles quantités sont cohérentes avec un trafic de stupéfiants ! ».

Elle ajoute :

« Vous aviez acheté une arme 200 € le matin même, pour vous protéger, par peur des représailles. Vous pouvez nous donner des noms ? »

Sans grande surprise, il garde le silence et ne reconnaît aucun trafic.

Ayant du cannabis sur lui, il admet : « Je suis consommateur, soit deux à trois joints par jour… »

« Même en prison, ça doit puer dans votre cellule », raille la présidente.

Si son ADN a été relevé sur une paire de gants, c’est au tour du prévenu d’ironiser :

« C’est interdit de porter des gants maintenant ! »

Le mis en cause ayant affirmé ne pas avoir vu l’arme du passager avant, ne pas savoir ce qu’il y avait dans la voiture, la procureure est plus que dubitative :

« Je ne crois pas à ses déclarations. Il ne veut pas donner de noms, parce qu’il sait bien dans quoi les autres trempaient. »

Le prévenu, qui n’était pas assisté d’un avocat, a été condamné à douze mois de prison, et a interdiction de détenir une arme pendant dix ans.

Un mandat d’arrêt est lancé contre l’absent, dont la peine est de deux ans ferme.



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