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un homme vulnérable dépouillé de plus de 160 000 € par la femme qu’il aimait

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Elle aurait profité de la vulnérabilité de son compagnon pour le dépouiller et s’offrir de somptueux cadeaux. Des sacs Chanel, Dior et Yves-Saint-Laurent. Des bijoux et des montres Mauboussin. Et même une Mini Cooper. C’est pour abus de faiblesse qu’une femme de 45 ans a été placée sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès après avoir été interpellée par les enquêteurs du Service local de police judiciaire Groupe Financier de Cergy au terme de plusieurs semaines d’investigations. 

Escroqué durant cinq ans

Ces derniers avaient été saisis de l’affaire à la suite du dépôt de plainte de la victime, un homme âgé de 55 et domicilié à Éragny-sur-Oise (Val-d’Oise). Fin 2024, le quinquagénaire pousse les portes du commissariat de Cergy pour signaler avoir été escroqué pendant cinq ans par la femme dont il était éperdument amoureux. « Il a expliqué avoir fini par prendre conscience qu’il se trouvait dans une relation toxique et qu’il devait y mettre fin après des années à céder aux demandes de sa compagne. Cette dernière, qui ne vivait pas avec lui, le manipulait en menaçant de le quitter s’il ne lui offrait pas ce qu’elle réclamait », précise une source proche de l’affaire.

Un appartement à 132 000 euros

Les investigations bancaires et l’analyse des flux financiers permettent aux enquêteurs du Slpj d’établir l’ampleur du préjudice. La quadragénaire est soupçonnée d’avoir soutiré à « son compagnon » plus de 160 000 €, dont 73 000 € que la victime avait empruntés à ses parents. « L’argent servait à financer des cadeaux de luxe, des téléphones, notamment un iPhone 16. Il y avait aussi des voyages et deux véhicules et même un appartement de 53 m2 à Argenteuil estimé à plus de 130 000 euros », poursuit notre source.

Dans le même temps, l’Éragnien est soumis à deux expertises, celle d’un médecin puis d’un psychiatre. Bien qu’il ne présentait aucun trouble mental particulier, les deux experts ont conclu à une incapacité à se défendre contre cette emprise, justifiant ainsi la qualification d’abus de faiblesse sur personne vulnérable, « ce qui est souvent très difficile à établir dans ce genre de dossier, mais là les médecins ont déterminé qu’il était totalement dépendant de cette personne », relève notre source.

En janvier 2025, la suspecte est interpellée et placée en garde à vue. Confrontée aux preuves réunies par les enquêteurs, elle a reconnu avoir profité de la fragilité de la victime sans mesurer la gravité de ses actes. Cette dernière n’en était pourtant pas à son coup d’essai, loin de là, ayant été interpellée par le passé à la suite de plusieurs escroqueries. « Elle a reconnu durant son audition de garde à vue être la femme au chapeau », souligne notre source.

Interpellée en 2015 pour 17 vols

Un surnom dont elle avait hérité des enquêteurs qui l’avaient pistée durant trois ans avant de finir par l‘interpeller en janvier 2015 pour dix-sept vols commis au préjudice de personnes âgées de 70 à 90 ans. Pour cela, elle utilisait un mode opératoire bien rodé, comme le soulignait Le Parisien qui avait révélé l’affaire à l’époque. Coiffée d’un large chapeau, le visage en partie dissimulé derrière une paire de lunettes, elle repérait ses victimes dans la rue et les abordait en se faisant passer pour une étrangère. Expliquant ne pas pouvoir régler son stationnement, elle sollicitait leur aide en leur demandant de bien vouloir régler. Elle en profitait alors pour mémoriser le code secret de la carte de crédit de ses victimes au moment du paiement avant de leur dérober par la suite.

Lors de son interpellation, les policiers avaient constaté que l’escroc était déjà fichée pour 93 affaires judiciaires.



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