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un homme jugé 29 ans après les faits



Il s’était fait masturber en 1996 par son cousin âgé d’une dizaine d’années. Près de 30 ans après les faits, un homme âgé aujourd’hui de 52 ans, père de quatre enfants, a été jugé mardi 4 mars 2025 à Lisieux (Calvados) pour agression sexuelle imposé à un mineur de moins de 15 ans. « La monnaie était encore le franc et Jacques Chirac venait d’entamer son premier mandat de président », a souri son avocat.

Lors de vacances d’été passées dans le Gers, c’est après une soirée alcoolisée que l’homme alors âgé de 25 ans avait quitté son lit pour rejoindre son petit cousin dormant dans la même chambre que lui dans le mobil-home loué par ses parents.

Secret de famille

L’enquête menée près de 30 ans plus tard a permis de constater que le pré-ado s’en était confié à sa sœur à son retour de vacances, et que ses parents en avaient été eux-mêmes informés. Ce secret est resté dans le giron familial, vraisemblablement pour éviter des poursuites judiciaires.

Il faudra attendre 28 ans pour que l’homme, âgé de 38 ans, dénonce les faits aux policiers intervenus à son domicile pour une autre affaire et dépose plainte le 21 mars 2023. Une démarche qu’il justifie par un mal-être et des problèmes d’ordre sexuels toujours présents. Des troubles « évocateurs de victimes de violences sexuelles », selon le médecin psychiatre qui l’a examiné.

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« Une fois »

Alors qu’il avait reconnu partiellement les faits lors de son audition, le prévenu les conteste face aux magistrats. Il dit s’être masturbé alors que le garçon dormait et s’être arrêté quand il s’est réveillé. « Ce n’est pas ce que vous aviez dit aux enquêteurs », lui fait observer le président.

« J’ai eu peur. Je n’avais pas d’avocat et c’était la première fois que je passais devant un policier… C’est impressionnant. »

Le prévenu

Poussé dans ses derniers retranchements, il dit avoir demandé à son cousin de le masturber « une fois », mais dément lui avoir proposé une fellation.

10 mois avec sursis

L’ancienneté des faits et leur non-réitération – ainsi qu’un casier judiciaire vierge – ont pesé dans le délibéré des magistrats. Il est condamné à 10 mois de prison assortis d’un sursis simple.

Le tribunal constate son inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIjais) et prononce la dispense d’inscription de cette peine au B2 de son casier judiciaire. Il devra verser 1 500 € au plaignant au titre de préjudice moral.



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