Home Faits Divers un homme de 79 ans en passe de se retrouver en prison

un homme de 79 ans en passe de se retrouver en prison

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Le 23 janvier 2025, un homme de 79 ans se trouvait pour la première fois face à la justice, en l’occurrence à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, poursuivi pour « violence avec usage d’une arme ». Mis en délibéré, le jugement a été rendu le 20 mars. La légitime défense n’a pas été retenue et le septuagénaire est condamné à quatre années de prison dont trois avec sursis simple. Toutefois, le tribunal ayant prononcé un mandat de dépôt à délai différé, cela signifie que cet homme au casier vierge devra se présenter à la maison d’arrêt de Nantes à la date que va lui fixer le parquet. Il a également interdiction de détenir une arme pendant quinze ans.

La victime :  » N’appelez pas les flics ! »

Le 14 décembre 2021 à Campbon, à la suite d’une énorme méprise, il a tiré sur un homme aujourd’hui âgé de 37 ans, qui venant d’avoir un accident.

Sachant qu’il était en état d’alcoolémie, ce trentenaire se trouvait dans sa propriété, en criant : « N’appelez pas les flics ! ». Il n’avait aucune mauvaise intention, « venant seulement chercher du secours ».

L’épouse du prévenu était descendue la première, alertée par le bruit du choc. Lors du procès, le septuagénaire, justifiait la présence de son arme pour « vouloir la protéger », précisant :

« Je me suis fait un film, c’était la première fois que j’utilisais mon arme en dehors du stand de tir. »

L’avocat de la partie civile, Me Matthieu Herla, avait mis à mal la légitime défense : « Le mis en cause n’avait pas à prendre son arme… » Sachant que les deux tirs ont été dramatiques pour le trentenaire : « Après une opération, le blessé a été placé en réanimation et n’a pu reprendre le travail que huit mois plus tard. »

La procureure a été très choquée par les deux coups successifs, à quelques centimètres des organes vitaux : « On n’appuie pas sur la détente par hasard, en disant vouloir viser le bas du corps, l’intention du prévenu était claire. »

Récidive de cancer

« Son arme, dira son avocate, Me Anna Mirallès-Vallon, il l’a mise dans sa poche, par peur. L’accidenté l’a serré au cou alors que mon client venait d’être opéré de la carotide et qu’il a une récidive de cancer… »

Elle ajoutait : « En garde à vue, le médecin a constaté des blessures au visage de mon client, alors qu’il est tombé sur les fesses… » Elle avait plaidé la légitime défense.

Le prévenu, un homme décrit calme et serviable par son entourage, bénévole dans des associations caritatives, avait exprimé ses profonds regrets.



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