Un homme de 75 ans a été jugé en son absence mardi 11 mars 2025 au tribunal de Lisieux (Calvados) pour détention, acquisition et cession de stupéfiants. « Il y avait des pots de toutes les tailles : de la graine au petit plan, en passant par des plantes bien épanouies », a résumé le président de l’audience, Fabien Attia.
Traitement « à l’ancienne »
L’avocate du prévenu parlera d’un traitement médicinal » à l’ancienne » préconisé, à défaut d’être prescrit, par ses médecins pour le soulager de ses douleurs articulaires.
Le 9 juillet 2021, au cours d’un contrôle routier inopiné à Dives-sur-Mer, les policiers sentent une odeur de cannabis se dégageant de l’habitacle de la voiture du retraité.
L’homme est négatif aux dépistages d’alcool et de stupéfiants mais les policiers découvrent dans sa boîte à gants un sac rempli de sachets d’herbe ainsi qu’une quantité plus importante dans son coffre. » Pour ma consommation personnelle « , leur dira-t-il.
Une multitude de pieds de cannabis
Si la perquisition de la grande demeure qu’il partage avec son fils, sa bru, sa femme et leurs petits-enfants se révèle négative, en revanche celle menée à l’extérieur est particulièrement fructueuse.
Et pour cause. Les enquêteurs découvrent une multitude de pieds de cannabis disséminés dans le garage, dans la cave ainsi que dans deux serres – dont une de 18 m de long.
L’attirail du trafiquant
Dans une caravane, ils mettent la main sur l’attirail du parfait trafiquant : deux balances dont une de précision, des sachets de graines, des sacs de congélation de toutes les tailles et des factures en lien avec la fourniture de cannabis pour un montant total de 2 084 €.
Ils constateront que l’homme, qui n’a pas d’autres revenus qu’une petite pension, a déposé 6 200 € en liquide en 18 mois sur son compte bancaire.
Ses proches n’avaient aucun soupçon
Ses enfants, ses petits-enfants, son épouse ainsi que les nombreux copains qui venaient régulièrement chez lui affirment, unanimement, n’avoir jamais soupçonné l’existence d’une quelconque culture de cannabis. » Il y avait des plans partout… Personne ne voit rien et ne sent rien « , s’étonne la représentante du ministère public.
Au vu de la quantité produite et du bénéfice qu’il a dû tirer de son commerce, le septuagénaire est condamné à 2 ans de prison dont un assortis d’un sursis. Il effectuera la partie ferme sous bracelet électronique. De surcroît, il devra payer une amende délictuelle d’un montant de 10 000 €.
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