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Un homme condamné pour le viol de son ancienne belle-fille à Brest remis en liberté avant son procès d’appel



La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes a ordonné, vendredi 14 mars 2025, la remise en liberté d’un père de famille qui a fait appel de sa condamnation par la Cour d’assises du Finistère pour le viol qu’il aurait infligé à Brest à la fille d’une ancienne compagne.

Le 17 décembre 2024, il avait écopé de douze ans de réclusion criminelle pour le viol de cette adolescente alors âgée de 13 ans. Cet homme de 38 ans avait en fait été dénoncé par la victime un mois après les faits.

« Deux tentatives de suicide »

Selon ses révélations aux enquêteurs, alors qu’un dîner s’était tenu la veille en présence de la mère, il avait proposé à sa belle-fille de « revenir manger le lendemain midi », chez lui, à Brest, pour « jouer à la Playstation » mais sans « le dire à sa mère ».

L’adolescente avait ensuite constaté « un matelas au sol » et son beau-père lui aurait « dit de se taire » avant de lui imposer « des pénétrations » en la tenant « fort » par « les cheveux et les poignets ». Elle s’était ensuite « rhabillée sans oser rien dire » et avait ensuite « pleuré sur un banc » avant de retourner au collège.

La jeune fille avait par la suite fait « deux tentatives de suicide » et s’était confiée à une amie qui l’avait convaincue d’en « parler à sa mère ». Un membre du personnel du collège interrogé avait aussi constaté un « avant/après » dans son comportement.

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L’examen médico-légal avait aussi conclu à « une déchirure complète de l’hymen », mais depuis le début de l’instruction et tout au long de son procès, le trentenaire a contesté les faits reprochés, expliquant qu’il s’agissait d’une « menteuse manipulée par sa mère ». Il n’avait pourtant pas convaincu la Cour d’assises du Finistère qui l’avait reconnu coupable, mais il a fait appel de cette décision et devrait être rejugé dans les prochains mois.

À mille kilomètres du Finistère

Avant son premier procès, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes l’avait déjà placé sous contrôle judiciaire. Le mis en cause s’était donc présenté libre devant ses premiers juges et avait été écroué à l’issue du verdict. Dans ces conditions, son avocat avait donc sollicité, jeudi 13 mars 2025, qu’il bénéficie d’une remise en liberté.

« Son contrôle judiciaire s’est bien passé, il a une compagne et un enfant et a toujours travaillé », avait en effet insisté Me Pierre-Hector Rustique, en visioconférence aux côtés du trentenaire depuis la maison d’arrêt de Brest. Il y avait donc « une certaine logique » à le remettre en liberté, à « 1 000 km » du domicile de la plaignante, dans le Vaucluse.

L’avocat a par ailleurs rappelé qu’il n’y avait « aucune trace du prétendu viol » : les « traces constatées » par la médecine légale étaient « récentes », or la jeune fille avait déposé plainte « un mois après ». De son point de vue, ses accusations étaient donc « incompatibles » avec ces constatations médicales. Son client au « casier fort chargé » a déjà été condamné à seize reprises entre 2003 et 2016, mais « jamais pour des faits touchant de près ou de loin à quelque chose de sexuel ».

Sous contrôle judiciaire

L’avocate générale a, pour sa part, considéré que les risques de « pressions sur la victime et les témoins » étaient « accrus » depuis ce premier procès. La Cour d’assises du Finistère avait par ailleurs relevé qu’il n’avait fait preuve d’aucune « remise en cause » et qu’il avait été « mis en cause pendant son contrôle judiciaire » pour « des faits de vol ».

« J’ai été raccompagné par des amis en revenant d’un anniversaire, j’avais bu un peu d’alcool, je me suis retrouvé avec des personnes qu’il ne fallait pas », s’est-il immédiatement expliqué. « J’ai raconté les faits, j’ai tout dit et la justice a été clémente avec moi, j’ai écopé d’une amende de 600 euros », a ajouté celui qui souhaitait « retrouver » sa famille et « préparer [s]a défense ». La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes a été sensible à son argumentation et l’a placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès d’appel.

CB (PressPepper)



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