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un homme condamné pour atteintes sexuelles sur une mineure de 13 ans, « Je suis tactile »



La tête de Gérard* dépasse à peine du col de sa doudoune blanche, comme s’il voulait disparaître. Tout au long de son audience devant le tribunal judiciaire, ce mardi 11 février, il n’a cessé de répéter comme un mantra : « Je demande pardon de l’avoir blessée. » Mais, même son avocat ne lui a pas trouvé beaucoup d’excuses lors de sa plaidoirie.

« Je suis tactile d’une façon générale »

Depuis le mois d’octobre, ce magasinier dans le domaine logistique, est venu s’installer chez son frère à Savigny-sur-Orge. Il cherche le travail qu’il ne trouve pas, chez lui, en Normandie. Le quinquagénaire a une personnalité immature et instable, comme l’a décrit son expertise psychologique. Il se comporte un peu comme un adolescent.

L’homme de 51 ans se rapproche vite de sa nièce et surtout de sa copine Lola*, collégienne comme elle en classe de 4e. Au gré des visites de la jeune fille, après les cours, Gérard s’enhardit. Il s’installe régulièrement dans la chambre des filles, prend ses aises sur le lit, emploie un vocabulaire ponctué de références sexuelles.

Ensuite, il devient de plus en plus tactile avec la jeune Lola. « Je suis tactile d’une façon générale », rétorque l’homme barbu au visage émacié. Il lui caresse les cuisses, masse son ventre, tout en l’abreuvant de compliments.

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Trente mois d’emprisonnement

Il envoie des « Je t’aime » en pagaille sur sa messagerie téléphonique et se fait plus explicite avec un « ton corps m’appelle ». « Vous en pensez quoi Monsieur de ces propos édifiants ? l’interroge la Présidente du tribunal. « Je n’avais pas d’arrière-pensées », tente-t-il de se justifier en s’enfonçant un peu plus dans le col de son manteau.

Lors de son réquisitoire, le procureur de la République a souligné l’incapacité du prévenu à assumer son comportement déplacé. « Vous avez volé une partie de l’innocence d’une jeune fille, vous avez à peine conscience de l’obscénité de vos messages. Quant à vos gestes, vous n’en mesurez pas la portée », l’a-t-il apostrophé.

Le prévenu, sans antécédent judiciaire, a été condamné à 30 mois d’emprisonnement, dont 18 avec sursis. Il a l’interdiction de paraître en Essonne ou de contacter la victime, sous quelques formes que ce soient. Il est également inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

*Les prénoms ont été changés.



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