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un homme condamné à Nantes

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Un homme de 49 ans a été condamné, mercredi 12 février, à un an de prison avec sursis simple dans le cadre d’une affaire de violences sur ses deux fils à Nantes dans un contexte d’augmentation de ce type de violences (+ 7,53 %) dans le département.

Les faits ont été révélés en 2022 suite à l’hospitalisation d’un des deux enfants après une tentative de suicide. Le garçon a alors admis être victime de harcèlement scolaire ainsi que du comportement violent de son père, qui représente selon lui « 0,1 % de son mal-être ».

« Des gestes malheureux »

Devant le tribunal, le père de famille a du mal à s’expliquer, mais ne nie pas non plus ce qu’il appelle des « gestes malheureux » et reconnaît que son fils « n’invente pas ». Reconnaître que ces « gifles », « fessées » et « tapes sur la plante des pieds » ne sont pas de la responsabilité des enfants semble plus compliqué.

« La violence ne sert à rien à part créer un climat de terreur et un traumatisme » tente de faire comprendre au père la présidente d’audience.

« Il (son fils N.D.L.R) avait réussi à me pousser à mes derniers retranchements » tente de se justifier l’homme, qui a lui même été victime de coups dans son enfance. « Après avoir épuisé les autres recours, j’étais démuni. »

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« Les tapes sur le plat des pieds c’était quoi ? », demande la présidente insistante. « J’étais à court de solutions. Il (son fils) cherchait la confrontation ». Une explication qui n’a pas convaincu la procureure, ancienne juge des enfants.

À vous écouter, on a l’impression que les enfants sont responsables de la situation.

Procureure

Le mis en cause assume être « strict » mais ne « pas être un père violent » avant d’admettre qu’il savait que ce qu’il faisait était « interdit par la loi ».

« En ce moment ça se passe bien »

Il voit encore ses enfants une fois par mois, a une nouvelle compagne et est en arrêt en raison de « problèmes au genou ». Souffrant de « bouffées délirantes », il a dû être hospitalisé sous contrainte, mais assure avoir repris sa vie et arrêté sa consommation de cannabis depuis 2023.

C’est cette consommation qui a provoqué la séparation avec la mère de ses deux fils. Cette dernière présente à l’audience pour représenter ses enfants, est venue sans avocat.

Malgré deux années « difficiles » pour son garçon, celui-ci va mieux explique-t-elle au tribunal. Pour le deuxième enfant, elle souligne rester « en extrême vigilance » et échanger beaucoup avec lui.

Les enfants n’ont « pas de craintes » par rapport avec leur père aujourd’hui. « Je note un effort de la part de leur papa », remarque la mère. « L. (leur fils N.D.L.R) accepte de dormir une nuit chez lui en compagnie de son frère. En ce moment ça se passe bien ».

Pas d’intention « de mettre ses enfants en danger »

Dans ses réquisitions la procureure a regretté « l’absence de remise en question » du père.

Ce qui est problématique, c’est qu’après ces faits en 2022, il n’y ait pas eu plus de réflexion, de cheminement.

Procureure

La magistrate du parquet rappelle que sous-entendre que les violences sont provoquées par l’enfant est « une justification qu’on entend souvent » et qu’il ne faut pas oublier les « conséquences » de ces violences sur « la construction psychique des enfants ».

Avec ce genre de discours, les enfants se sentent responsables, ils se culpabilisent eux-mêmes en se disant que c’est de leur faute.

Procureure

Elle a demandé le retrait de l’autorité parentale, ce que l’avocate de la défense Me Cojocaru a vivement critiqué. Il n’avait pas d’intention de « mettre en danger ses enfants » a plaidé cette dernière. « Avait-il dans ses actes la conscience de faire du mal à ses enfants ? Je ne crois pas. »

Le père a finalement été condamné à un an de prison avec sursis simple et a gardé son autorité parentale sur ses deux fils.



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