Home Faits Divers Un habitant de Douarnenez accusé d’agression sexuelle juste après son incarcération pour...

Un habitant de Douarnenez accusé d’agression sexuelle juste après son incarcération pour viol

30
0



La Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes a maintenu en détention provisoire, vendredi 7 mars 2025, un habitant de Douarnenez (Finistère) accusé d’avoir commis une agression sexuelle alors qu’il venait de sortir de prison pour viol.

Il avait été condamné en juin 2017 à huit ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises du Finistère pour la pénétration digitale – « faute d’érection », a-t-il été précisé au cours de l’audience publique jeudi 6 mars 2025 – d’une quadragénaire au Relecq-Kerhuon alors qu’il était déjà en état d’ivresse.

À sa sortie de détention, l’homme de 37 ans avait aussi dû se plier à un suivi sociojudiciaire pendant quatre ans avec une obligation de soins pour son addiction à l’alcool. Mais un premier juge d’application des peines avait décidé de rajouter aux obligations initiales l’interdiction de fréquenter les débits de boissons et de paraître dans le Finistère.

Un de ses collègues avait par la suite mis en partie à exécution la peine encourue en cas de non-respect de ce suivi : le mis en cause se montrait « opposant » et ne respectait pas son obligation de soins. Il n’avait pas davantage entamé de démarches pour quitter le Finistère et s’était donc établi à Douarnenez, où il avait normalement interdiction de séjourner.

Les magistrats traités de « parasites »

Le trentenaire avait aussi adopté « une attitude provocatrice » avec le conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation chargé de suivre sa réinsertion. Il avait encore refusé de voir le psychiatre qui devait réaliser une expertise… Des correspondances personnelles du trentenaire avaient aussi été interceptées par la justice : il y écrivait que les magistrats et le psychiatre étaient des « parasites », des « abrutis » et des « imbéciles heureux ».

Depuis le 12 septembre 2024, il est d’ailleurs reparti à la maison d’arrêt de Brest : huit jours plus tôt, une femme de 51 ans avait porté plainte contre lui après avoir passé la soirée dans un bar dansant avec lui et une amie. En fin de soirée, alors que les trois quittaient les lieux, leur amie était partie de son côté tandis que les deux autres s’étaient retrouvés « sur un chemin non éclairé » de Douarnenez.

Vidéos :

L’homme avait alors prétendu que la quinquagénaire l’avait « cherché toute la soirée » et il l’avait « plaquée avec force » contre un « pupitre », au point qu’elle avait « perdu connaissance ». Elle s’était ainsi réveillée « seule », « dépourvue de sous-vêtements » et se souvenait ne pas avoir « crié » de « peur que ça ne s’aggrave » et que son ami ne « l’étrangle ».

La quinquagénaire ne pensait toutefois pas avoir « subi de pénétration » : à son arrivée aux urgences de Douarnenez, le médecin avait simplement relevé de multiples ecchymoses sur ses bras et ses jambes.

Une mesure « bidon et injuste »

La plaignante avait ensuite contacté l’homme pour « savoir ce qui s’était passé » et connaître « l’endroit où se trouvait sa culotte ». Le suspect lui avait seulement répondu qu’il n’avait « pas réussi à faire son affaire » Son amie avait aussi attesté que la plaignante lui avait laissé « quatre messages vocaux » dans la nuit, relatant l’agression subie.

L’individu avait pour sa part expliqué qu’il était ivre lorsque la quinquagénaire l’avait embrassé pour initier une relation. Elle se serait ensuite « énervée » car il n’arrivait pas, une nouvelle fois, à avoir d’érection… Elle était donc « partie énervée », selon le récit qu’il lui avait fait.

Jeudi 6 mars 2025, le principal intéressé a sollicité sa remise en liberté à la Chambre de l’instruction de Rennes. Il souhaitait s’installer chez son père, dans « une commune sur laquelle il est interdit de paraître », a d’emblée recadré l’avocat général.

« J’ai toujours trouvé cette mesure [d’interdiction du Finistère] bidon et injuste », a néanmoins maintenu Vincent l’accusé en l’absence de son avocat. Il estime pourtant avoir « réussi » à se « réinsérer » après sa condamnation de 2017, dont il « n’accepte » d’ailleurs pas qu’elle soit évoquée « plusieurs années après ». La Chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a finalement décidé de se ranger à l’avis de l’avocat général en le maintenant en détention.

CB (PressPepper)



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here