C’est un jugement assez rare sanctionnant une contravention routière : le tribunal de police de Béziers a saisi la voiture, une BMW d’une valeur d’environ 40 000 €, d’un auto-entrepreneur, épinglé lors d’un contrôle de vitesse. Récit.
Ce mardi 11 mars 2025, cet auto-entrepreneur âgé de 45 ans a été reconnu coupable d’avoir à Colombiers, aux portes ouest de Béziers, commis, en début d’après-midi du 3 janvier dernier, un grand excès de vitesse supérieur à 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée sur une portion de la RD 64.
En effet, il avait été contrôlé au volant de sa BMW par les gendarmes de la brigade motorisée de Béziers à une vitesse retenue de 171 km/h sur une route départementale limitée à 90 km/h. Son permis lui avait été immédiatement suspendu par décision de la préfecture de l’Hérault et son véhicule placé en fourrière dans l’attente de la décision judiciaire.
« S’agissant d’une contravention de 5e classe, la loi prévoit plusieurs peines possibles, en particulier une amende de 1 500 € maximum, la suspension du permis de conduire et la confiscation du véhicule. Le prévenu avait déjà été condamné en septembre 2023 pour un précédent excès de vitesse de 40 km/h au-delà de celle autorisée. Il avait également perdu à de nombreuses reprises plusieurs points sur son permis pour d’autres excès de vitesse de moindre gravité », indique ce mercredi 12 mars, Raphaël Balland, le procureur de la République de Béziers.
Amende et suspension du permis
Le tribunal de police a prononcé une peine d’amende de 800 € avec sursis, six mois de suspension du permis de conduire et la confiscation du véhicule BMW d’une valeur d’environ 40 000 €, selon l’avocat du contrevenant.
Ce dernier a indiqué qu’il allait immédiatement interjeter appel. En attendant la décision de la cour d’appel, son véhicule est toujours immobilisé en fourrière.
« Il est rappelé que l’excès de vitesse, avec la consommation d’alcool et la prise de produits stupéfiants, est l’un des principaux facteurs des accidents graves de la circulation », prévient le procureur. Des contrôles réguliers sont organisés, jour et nuit, par les services de police et de gendarmerie sur les routes de l’Hérault.
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