Un ancien joueur du centre de formation du Stade Rennais Football Club (SRFC) a été condamné jeudi 27 février 2025 par le tribunal correctionnel de Rennes pour trafic de stupéfiants à Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine), commune d’où il est originaire.
Le jeune homme avait été interpellé le 6 juin 2023 après que les gendarmes ont aperçu « beaucoup de mouvement » autour de la piscine municipale de la commune.
Plus de 800 grammes de cannabis
Lors du contrôle du jeune homme de 22 ans, ils avaient effectivement trouvé « 31,4 g de résine de cannabis », « 8 g d’herbe », « la somme de 385 euros » et de multiples « petits sachets vides », a-t-il été énuméré à l’audience.
Une perquisition avait donc été mené chez le mis en cause, qui vit avec sa mère. S’y trouvaient « huit plaquettes », à savoir 800 g de cannabis, ainsi que 130 euros.
Placé en garde à vue, l’ancien footballeur du Stade Rennais a tout de suite reconnu les faits et a expliqué revendre du cannabis pour « financer une consommation personnelle ». Son dépistage s’est toutefois avéré négatif, a-t-il été relevé au cours des débats.
Un complément de revenu
Le jeune homme a été « libéré » du Stade Rennais en 2021 comme 21 autres joueurs du centre de formation et était parti en septembre 2022 à Creil (Oise) pour ses études. Il est cependant revenu en février 2023 à Saint-Méen-le-Grand après avoir arrêté son IUT en cours de route.
C’est au moment de son retour qu’il a commencé à revendre du cannabis, en complément de son travail en intérim dans l’agro-alimentaire.
Il a expliqué revendre « 4 000 euros » un kilo de cannabis qu’il avait acheté pour « 2 100 euros ». Le jeune homme a également ajouté qu’il n’aurait pas fait ça s’il habitait à Rennes. C’est le cadre « un peu familial » d’être dans « sa ville avec des gens qu’il connaissait » et « l’absence d’un projet professionnel » qui l’ont conduit à vendre des stupéfiants, a expliqué le prévenu.
Un retour à « une vie normale »
Après avoir fait son « business » de mai à septembre 2023 – selon son avocate – c’est lors de sa garde-à-vue que le mis en cause s’est retrouvé « face à lui-même » et qu’il a décidé de « tout arrêter ».
Son avocate a ajouté qu’à la suite de son interpellation, il a pris « le taureau par les cornes », a cherché « un endroit qui lui plaît » et qu’il a retrouvé « une vie normale ».
Depuis, il travaille dans une entreprise de charpente en CDI et n’a « plus de contact avec ces gens-là ». En parallèle, il « entraîne le petit frère de sa copine le week-end au football ».
Une peine d’avertissement
Le procureur de la République a lui aussi reconnu que cette infraction est une « vraie erreur de parcours », qu’elle « mérite d’être sanctionnée » mais qu’elle « ne doit pas perturber le bon chemin sur lequel il est ».
Il a par ailleurs déclaré qu’il était « assez rare de voir une personne assez versée dans le trafic » ne plus rien vendre depuis.
Le tribunal correctionnel de Rennes a donc déclaré le jeune homme coupable et l’a condamné à huit mois de prison avec sursis simple, une « peine d’avertissement » mais qui reste « proportionnée par rapport aux quantités retrouvées ». Il devra aussi payer une amende de 2 000 euros au Trésor public.
NT – PressPepper
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